Le mufti Deriane en compagnie de l’ambassadeur saoudien. Photo Dalati et Nohra
Le mufti de la République, cheikh Abdel Latif Deriane, a eu hier un entretien téléphonique avec son homologue palestinien, cheikh Mohammad Hussein, mufti d'al-Qods (Jérusalem), au cours duquel il a affirmé redouter la destruction de la mosquée al-Aqsa.
Le mufti Deriane a saisi l'occasion pour exprimer sa « solidarité totale » avec le peuple palestinien et son aspiration à avoir son propre État avec Jérusalem pour capitale. Il a condamné la répression violente, par l'armée israélienne, des fidèles palestiniens venus prier à la grande mosquée.
Mais surtout, le mufti a conjuré les États amis et les organisations internationales d'empêcher les colons israéliens « d'envahir l'esplanade de la mosquée al-Aqsa et de judaïser Jérusalem, ainsi que leurs plans visant à la destruction de la grande mosquée et à la confiscation de ses biens wakfs ».
Ce faisant, cheikh Deriane reprend clairement à son compte la crainte, commune chez les musulmans, qu'Israël ne poursuive secrètement un « plan » visant à reconstruire le temple de Jérusalem, détruit en l'an 70 par les Romains sur les ruines d'al-Aqsa.
Cette dernière destruction, note-t-on, a marqué une étape cruciale dans la constitution du « judaïsme » tel qu'on le connaît aujourd'hui, avec une pratique du culte public non sacrificiel mais centrée sur le Livre (culte synagogal), en addition au culte familial. Ajoutons que le mur occidental du temple détruit, dit Mur des lamentations, est devenu depuis la conquête de Jérusalem par Israël, en 1967, comme une vaste synagogue à ciel ouvert.
Cependant, cet attachement aux vestiges du temple détruit prouve, pour certains milieux musulmans et antisionistes, les intentions occultes et belliqueuses d'Israël. Cette conviction est confortée par le fait qu'une éventuelle reconstruction du temple est effectivement promue et préparée par certains groupes radicaux au sein du mouvement sioniste, dont certains siègent au sein du gouvernement.
L'ambassadeur saoudien
Par ailleurs, le mufti de la République a reçu hier la visite de l'ambassadeur d'Arabie saoudite, Ali Awad Assiri, celles du président du Conseil central maronite, cheikh Wadih el-Khazen, de l'ancien député Hassan Rifaï et du président du Centre culturel et de bienfaisance islamique au Paraguay, Ahmad Mahmoud Rahhal.
À l'issue de la visite du diplomate saoudien, cheikh Abdel Latif Deriane a rendu hommage à l'appui apporté par le roi Abdallah d'Arabie au Liban et à l'équité dont il fait preuve dans son approche de la crise libanaise.
F. N.


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Bon , nous aurons dessous des repères historiques...! puisque cette mosquée est construite sur un temple hébreux partiellement détruit par les romains .... comme d'ailleurs Sainte Sophie fut transformer en mosquée...! ce n'est quand même pas... l'islam qui va nous imposer sa propre notion du temps et de l'espace dans l'histoire des civilisations du monde ...! vu que 97% des autres religions dans le monde existaient avant la conquête islamique ...! et existent encore ...!
14 h 54, le 17 octobre 2014