Le parti Kataëb a appelé hier à l'élection immédiate d'un président de la République, « la démocratie du renoncement au vote étant une hérésie ». Dans un communiqué publié au terme de la réunion hebdomadaire du parti, présidée par l'ancien chef de l'État Amine Gemayel, le Bureau politique a souligné que « les députés sont appelés à assister aux séances parlementaires et exercer leur devoir consistant à élire un président, conformément à la Constitution, au Pacte et au partenariat national ». Le parti a en outre dénoncé « l'état de nécessité législative », notant que cette mesure pourrait éliminer l'échéance présidentielle de la liste des exigences constitutionnelles et pourrait nuire au poste de la présidence. Le communiqué a également évoqué la série de périls qui menacent la scène interne, « notamment les attaques rancunières contre l'armée, les tentatives d'ouverture d'un front dans la région de Laboué-Ersal, ainsi que les tentatives de créer une zone livrée aux groupes armés au Liban-Nord, et l'opération militaire menée à Chebaa et dont le Hezbollah assume l'entière responsabilité en cas d'éventuelles répercussions ».
Concernant l'affaire des militaires otages, le Bureau politique Kataëb a estimé qu'elle devrait rapprocher les Libanais, État, peuple, gouvernement et proches des militaires. Le parti a aussi appelé à resserrer les rangs autour de l'armée libanaise, « première cible dans la bataille existentielle qu'affronte le Liban ». Les Kataëb ont enfin appelé à renforcer le contrôle de la frontière libanaise en interdisant tout passage illicite, appelant le gouvernement à informer les instances internationales du fait que le Liban n'est plus en mesure de supporter le nombre croissant de réfugiés syriens sur son territoire.
Liban
Les Kataëb dénoncent le boycott de la présidentielle et l’état de « nécessité législative »
OLJ / le 14 octobre 2014 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine