M. Berry, hier, à la session de l'Union interparlementaire à Genève.
Le président de la Chambre, Nabih Berry, qui se trouve actuellement à Genève pour prendre part aux travaux de la 131e session de l'Union interparlementaire qui tient ses réunions au siège des Nations unies, a souligné que « plus de 80 % des habitants du monde arabe font actuellement face au fléau du terrorisme et les 20 % qui restent ne peuvent pas en être protégés ».
Évaluant la situation au Moyen-Orient, il a indiqué qu'il « s'agit de diviser ce qui est déjà divisé ». « Nous sommes témoins de la fin des accords de Sykes-Picot entre l'Irak et la Syrie, a-t-il déclaré sur ce plan. Les efforts sont déployés actuellement pour mettre fin à ces accords entre la Syrie et le Liban, d'une part, et le Liban et la Palestine, de l'autre ».
Il a également estimé que « la coalition menée par les États-Unis pour combattre l'État islamique n'est pas vraiment sérieuse sur le terrain », notant qu'Israël « est le premier bénéficiaire de la situation chaotique dans la région ».
Le président de la Chambre a qualifié de « délicate » la situation du Liban, notant cependant que « si les Libanais préservent et renforcent leur unité nationale, ils pourront relever tous les défis ».
M. Berry a tenu ces propos à l'issue d'un entretien avec le chef du Parlement iranien, Ali Larijani.
Le président de la Chambre a remercié « l'Iran pour l'aide qu'elle a accordée à l'armée libanaise ».
« Nous comptons sur la troupe pour nous protéger du terrorisme », a-t-il dit.
De son côté, M. Larijani a souligné que « Téhéran est prêt à aider le Liban par tous les moyens pour qu'il préserve sa stabilité et sa sécurité ». Évoquant la coalition contre l'EI, il a indiqué qu'elle « n'a pas fait jusqu'à présent de miracles ».
M. Berry s'est également entretenu, en marge de la 131e session de l'Union interparlementaire, avec Mohammad Jihad Laham, le président du Conseil du peuple syrien, le chef du Parlement irakien Salim Jabbouri et le président du Parlement koweïtien Marzouk Ghanem.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine