Pour exprimer sa désillusion face à la situation actuelle dans les pays arabes, le député Walid Joumblatt, chef du bloc du Rassemblement démocratique et du Parti socialiste progressiste (PSP), a fait appel à la mémoire, celle de la guerre menée par les armées arabes contre Israël en octobre 1973. « C'est en se souvenant de la guerre d'octobre que l'on mesure l'ampleur du complot en cours sur la terre arabe, écrit-il dans son éditorial du journal al-Anba'. Ce complot vise à la diviser et détruire les fondements de pays et d'entités nationales qui, malgré toutes les lacunes politiques et démocratiques dont ils ont fait preuve, restaient capables de mener des actions susceptibles d'ébranler le système israélien et de mettre des limites à l'ignorance de pays arabes qui se laissent actuellement prendre à ce complot. »
Le leader druze a plaidé pour la préservation de la mémoire des temps passés, à une époque de guerres communautaires et ethniques, et de chaos qui menace la région arabe.
Et d'ajouter : « Aujourd'hui, nous avons face à nous le spectacle d'un monde arabe en recul depuis que ce complot étudié a commencé par l'invasion de l'Irak en 2003, en passant par l'insistance à écarter toute solution politique en Syrie, en vue d'y nourrir une guerre civile qui mènera à l'effritement de ce pays, pour la protection d'Israël. Il nous est permis de nous interroger sur la dégradation dans le monde arabe. Ce qui se passe n'est pas une coïncidence ou une alternance d'événements passagers. Il s'agit d'une politique dont l'objectif est de nourrir les haines entre communautés, ce qui pose de nombreux points d'interrogation autour de ce mensonge appelé "la coalition internationale pour combattre le terrorisme ! " »
« Il semble, loin de toute théorie du complot, que de la chute de Bagdad à la chute de Damas, le processus soit le même », a-t-il conclu.
Par ailleurs, M. Joumblatt s'est entretenu hier des derniers développements au Liban et dans la région avec l'ambassadeur de Russie Alexandre Zaspikine. À son domicile de Clemenceau, il a également reçu l'ancien ministre des Affaires étrangères Farès Boueiz.
Sur un autre plan, M. Joumblatt a participé à une réunion extraordinaire du Comité communautaire druze, présidée par le cheikh Akl druze Naïm Hassan. Il a insisté à cette occasion sur « l'importance du rapprochement islamo-musulman », plaidant pour « éviter les dissensions ».


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LES COMPLOTS NE PASSENT PAS... S'IL N'Y A PAS DES ABRUTIS POUR LES FAIRE PASSER !
13 h 55, le 14 octobre 2014