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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Born Lebanese

C'est une étiquette dont nous Libanais nous nous gargarisons lorsqu'il s'agit de people. Et plus encore lorsqu'il s'agit d'une Amal Alamuddine, d'un Carlos Ghosn, d'un Gabriel Yared, d'un Amin Maalouf ou de cet autre Carlos dont le label de seconde fortune mondiale nous donne des frissons. Et d'autres encore comme Mika ou Shakira.
Il est vrai pourtant que toute ces personnalités d'envergure internationale n'ont reçu de leur pays d'origine que le simple privilège d'y être nées ou d'y avoir des racines, et que leur réussite est surtout due à leur pays d'adoption et à leurs efforts personnels. C'est pour cela aussi qu'eux-mêmes n'accordent à ce détail qu'un intérêt accessoire. Une sorte de prime à leur mérite d'avoir, malgré cela, pu arriver si loin ou d'un nostalgique souvenir. Mais pour le Libanais resté au pays, c'est un détail qui revalorise une appartenance ternie par un quotidien aux horizons bloqués. Un détail qui met du pep dans la grisaille.
C'est pour cela que les robes de Mme Clooney ont fait couler tellement d'encre et que les apparences ont quand même été sauvées par le choix de Reem Accra où tout un chacun a décelé un clin d'œil à un pays quitté à l'âge de trois ans.

Dolly TALHAMÉ

* * *

Les E-U et l'EI

Si j'étais à la place des États-Unis, je serais gêné de demander l'aide de pays ayant refusé de participer au fiasco de 2003 en Irak, notamment la France et le Canada, pour combattre le groupe État islamique. Car, en définitive, à quoi est due la montée en puissance de cette organisation diabolique ? D'abord et avant tout à la dislocation du régime de Saddam Hussein (plusieurs haut gradés militaires de celui-ci commanderaient d'ailleurs les soldats de l'EI).
À bien y penser, ce sont tous les pays impliqués en Irak en 2003 qui devraient seuls réparer les pots cassés, mais surtout les États-Unis et la Grande-Bretagne, les grands responsables de cette intervention catastrophique qui nous ont fait accroire que le dictateur irakien était en possession d'armes de destruction massive.

Sylvio Le BLANC
Montréal (Québec)

* * *

Pitié !

Chers ministres et députés, pitié pour ce peuple que vous représentez de force. Chers « élus de la nation », en maintenant sans tête la République et en refusant depuis plus de cinq mois d'élire un président, vous agissez comme des terroristes qui ne pensent qu'à eux-mêmes et qui n'ont qu'un seul but : proroger leur mandat sans même demander l'avis du peuple. Chers ministres, pitié pour les parents des soldats kidnappés et qui traînent depuis des jours et des jours d'un point à un autre du territoire national pour tenter d'obtenir le retour de leurs enfants, alors qu' aucun ministre ne veut se déplacer pour négocier avec ces hordes. Pitié, messieurs les Juges aussi, pour ces gens en mandat d'arrêt dans nos prisons et qui attendent depuis des années leur verdict. Bougez, messieurs les Responsables, le pays est sur le point d'exploser. Socialement aussi, tout va mal. Des grèves aux quatre coins du pays, de l'eau qui n'existe plus, idem pour l'électricité... Enfin, tout le monde en est à se poser la question : si vous êtes impuissants à régler nos problèmes, pourquoi rester et percevoir vos salaires quand il vous serait plus honorable de présenter votre démission pour laisser au peuple seulement de décider de l'avenir du pays ?

Antoine SABBAGHA

Born Lebanese
C'est une étiquette dont nous Libanais nous nous gargarisons lorsqu'il s'agit de people. Et plus encore lorsqu'il s'agit d'une Amal Alamuddine, d'un Carlos Ghosn, d'un Gabriel Yared, d'un Amin Maalouf ou de cet autre Carlos dont le label de seconde fortune mondiale nous donne des frissons. Et d'autres encore comme Mika ou Shakira.Il est vrai pourtant que toute ces personnalités d'envergure internationale n'ont reçu de leur pays d'origine que le simple privilège d'y être nées ou d'y avoir des racines, et que leur réussite est surtout due à leur pays d'adoption et à leurs efforts personnels. C'est pour cela aussi qu'eux-mêmes n'accordent à ce détail qu'un intérêt accessoire. Une sorte de prime à leur mérite d'avoir, malgré cela, pu arriver si loin ou d'un nostalgique souvenir. Mais pour le Libanais resté au...
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