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Liban

Bassil : « Le terrorisme de l’EI et celui d’Israël se recoupent »

M. Bassil s’est entretenu au Caire avec le secrétaire au Foreign Office britannique pour les Affaires du Moyen-Orient, Tobias Ellwood. Photo Dalati et Nohra

Pour le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, l'État islamique et Israël sont les deux faces d'une même monnaie. S'exprimant durant l'une des sessions du congrès du Caire sur la reconstruction de Gaza, où il a représenté le Liban, le chef de la diplomatie a souligné les responsabilités des Arabes vis-à-vis des Palestiniens en relevant, en substance, la facilité avec laquelle ils font assumer aux Israéliens la responsabilité de leurs propres négligences « au point que nous en sommes aujourd'hui à justifier l'émergence de groupes takfiristes, tels que Daech » (ex-État islamique).
« Nous avions été les premiers à considérer qu'Israël et l'EI se rejoignent au niveau de leur terrorisme, de leur racisme et de leur politique destructrice, au point qu'il est possible d'affirmer que l'État islamique est l'instrument israélien le plus approprié pour diviser la région, en altérer les frontières et disséminer ses peuples », a déclaré M. Bassil en plaidant en faveur d'une action concertée contre les groupes jihadistes et en appelant la communauté internationale à aider dans ce domaine.
En marge des travaux de la réunion du Caire sur Gaza, le chef de la diplomatie a eu une série d'entretiens bilatéraux. Il a ainsi conféré avec le secrétaire au Foreign Office britannique pour les Affaires du Moyen-Orient, Tobias Ellwood, avec qui il a discuté des aides britanniques à l'armée libanaise, ainsi qu'avec la ministre des Relations internationales et de la Coopération, en Afrique du Sud, Maite Emily Nkoana-Mashabane, et le ministre argentin des Affaires étrangères, Hector Timerman. Avec son homologue argentin, l'entretien a porté sur l'impact du terrorisme sur la région, et notamment au Liban, ainsi que sur le dossier des réfugiés syriens.
Sur un autre plan, M. Bassil a reçu un message écrit de son homologue américain, John Kerry, qui lui a exprimé son appréciation des efforts fournis par le Liban pour combattre le terrorisme et l'a remercié pour la contribution du Liban à l'effort international mené dans le même sens.
M. Kerry a assuré son homologue libanais du soutien de Washington au Liban dans sa lutte contre l'État islamique, que ce soit tout le long de la frontière avec la Syrie ou à l'intérieur du pays. Il a réaffirmé sa volonté de combattre ces groupes, en exposant les mesures adoptées à cet effet, notamment au niveau de la constitution d'une large alliance internationale contre l'EI.
Le secrétaire d'État américain a en outre adressé un message au nouveau mufti de la République, le cheikh Abdel Latif Deriane, pour lui présenter ses vœux à l'occasion de la fête de l'Adha. M. Kelly a également souligné dans sa missive la détermination de son pays à venir en aide aux pays qui sont victimes de conflits militaires ou de catastrophes naturelles, notamment en Syrie.

Pour le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, l'État islamique et Israël sont les deux faces d'une même monnaie. S'exprimant durant l'une des sessions du congrès du Caire sur la reconstruction de Gaza, où il a représenté le Liban, le chef de la diplomatie a souligné les responsabilités des Arabes vis-à-vis des Palestiniens en relevant, en substance, la facilité avec laquelle ils font assumer aux Israéliens la responsabilité de leurs propres négligences « au point que nous en sommes aujourd'hui à justifier l'émergence de groupes takfiristes, tels que Daech » (ex-État islamique).« Nous avions été les premiers à considérer qu'Israël et l'EI se rejoignent au niveau de leur terrorisme, de leur racisme et de leur politique destructrice, au point qu'il est possible d'affirmer que l'État islamique est...
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Finis les jours où la France prend ses rêves pour des réalités ?Sur la crise syrienne au moins, elle doit bien se remettre en question, elle qui connait tellement bien cette région, bien avant son passé colonialiste ? Elle a été le pays qui croyait le plus à la chute imminente du président syrien Bachar al-Assad lors de l’éclatement du mouvement de contestation en 2011. Pendant deux ans, ses dirigeants n’ont cessé de le marteler. Leur déception sonne le glas d’un échec, certes bien humiliant pour une super puissance. Il ne s’agit pas seulement d’une erreur de diagnostic, mais surtout de fiasco politique dans le véritable sens du mot. Dans la crise syrienne, la France n’a pas seulement été un observateur, mais un acteur efficace qui agissait entre autre à travers l’opposition syrienne dont elle parrainait toutes les démarches.Sauver l'honneur Dans le nouveau livre du duo journalistique Georges Malbrunot et Christian Chesnot, « Les chemins de Damas », consacré aux dessous de 40 années de relations franco-syriennes, on perçoit une tentative de sauver l’honneur de la France souillée par ses déboires syriens. Du moins on essaie de comprendre les raisons. Les deux journalistes y indiquent que dans les coulisses de l’Etat français, seule la présidence était totalement acquise au renversement du président syrien Bachar al-Assad. A l’insu des rapports des diplomates et des services de renseignements français.

FRIK-A-FRAK

17 h 34, le 13 octobre 2014

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  • Finis les jours où la France prend ses rêves pour des réalités ?Sur la crise syrienne au moins, elle doit bien se remettre en question, elle qui connait tellement bien cette région, bien avant son passé colonialiste ? Elle a été le pays qui croyait le plus à la chute imminente du président syrien Bachar al-Assad lors de l’éclatement du mouvement de contestation en 2011. Pendant deux ans, ses dirigeants n’ont cessé de le marteler. Leur déception sonne le glas d’un échec, certes bien humiliant pour une super puissance. Il ne s’agit pas seulement d’une erreur de diagnostic, mais surtout de fiasco politique dans le véritable sens du mot. Dans la crise syrienne, la France n’a pas seulement été un observateur, mais un acteur efficace qui agissait entre autre à travers l’opposition syrienne dont elle parrainait toutes les démarches.Sauver l'honneur Dans le nouveau livre du duo journalistique Georges Malbrunot et Christian Chesnot, « Les chemins de Damas », consacré aux dessous de 40 années de relations franco-syriennes, on perçoit une tentative de sauver l’honneur de la France souillée par ses déboires syriens. Du moins on essaie de comprendre les raisons. Les deux journalistes y indiquent que dans les coulisses de l’Etat français, seule la présidence était totalement acquise au renversement du président syrien Bachar al-Assad. A l’insu des rapports des diplomates et des services de renseignements français.

    FRIK-A-FRAK

    17 h 34, le 13 octobre 2014

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