Le 13 octobre 1990. Un souvenir amer pour tous les Libanais et surtout pour la souveraineté et la dignité libanaise. Ce jour-là, le palais présidentiel, symbole de l'indépendance, a été occupé par l'armée syrienne. Ce jour-là, les militaires libanais ont été massacrés de sang-froid. Comment oublier les soldats désarmés, ligotés et assassinés à Dahr el-Wahech, ou les militaires disparus en même temps que des moines à Deir el-Kalaa ? Ou encore les habitants pacifiques de Bsous traînés hors de leurs maisons et exécutés devant leurs familles pour venger les soldats syriens morts pendant l'attaque ou ceux qui croupissent encore dans les geôles syriennes ? Et encore. Et encore...
Comment ne pas associer ce samedi 13 octobre 90 avec l'enlèvement récent des soldats libanais par des groupes terroristes ? Le panorama est le même : une population unie dans la volonté de vivre en paix, dans le respect et la prospérité ; des dirigeants divisés par leurs intérêts et les intérêts de la Syrie, de l'Arabie saoudite, de l'Iran, de la Russie, des États-Unis, du Qatar, et Dieu sait de qui encore.
Comment ne pas associer ce samedi 13 octobre 90 à la merveilleuse leçon de respect et de démocratie que nous a donnée la Grande-Bretagne avec le référendum pour l'indépendance de l'Écosse ? Pendant ce temps, nos députés se réélisent en décidant aléatoirement de la durée de leur mandat. Une ignominie !
Winston Churchill affirmait que « la route vers la victoire sera longue et dure, avec beaucoup de tristesse et de douleur (...). Mais, si nous nous aidons les uns les autres et restons unis, nous pourrons le faire ». Ce géant avait compris que, face au mal universel que représentait alors le nazisme, à l'instar des mouvements terroristes et extrémistes d'aujourd'hui, c'est l'union et l'appui des citoyens aux forces armées qui est la seule garantie de la victoire.
13 avril ou 13 octobre ; 1975, 1990 ou 2014... Face au mal universel qu'est l'extrémisme religieux, nous sommes plus que jamais divisés et n'assurons pas les arrières de notre vaillante armée. Si nos politiciens ont leurs intérêts propres et leur propre agenda régional, c'est aux citoyens et à la société civile d'opérer ce changement pour que ces tragédies ne se répètent plus.
Une fois de plus, le Liban passe par une période critique. Pour le sauver, unissons-nous réellement autour de notre armée. Soyons solidaires de nos enfants qui se battent pour préserver cette indépendance que des milliers de martyrs ont payée de leur sang. Revenons aux valeurs-essence sur lesquels le Liban-message a été bâti. C'est en se solidarisant avec l'armée libanaise garante de l'indépendance et de la coexistence que la folie meurtrière de l'extrémisme sera vaincue.
Nos lecteurs ont la parole - Massoud Achkar
13 octobre 1990 : affliction et leçons
OLJ / le 10 octobre 2014 à 00h00


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Vos paroles sont tres belles mais c'est de la pure utopie que de demander aux leaders politiques de s'unir. Le 14 mars n'a pas encore compris que c'est Israel (donc l'Amerique) qui est responsable du grand fosse existant entre les 14 et 8 marsiens. Le 14 mars est convaincu que c'est la Syrie qui a commis tous les attentats contre des personnalites politiques et intellectuelles en 2005 par le biais du Hezbollah. L'unite est tres difficile car la haine est ancree dans le coeur des differents protagonistes... Quant au 13 octobre 1990, je ne comprends toujours pas comment le General Aoun a pu quitter ses soldats et les a laisse mourir, ces soldats qu'il surnommait "les heros de Souk El-Gharb"...
12 h 11, le 10 octobre 2014