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Liban - Santé Publique

Pèlerinage à La Mecque : Beyrouth a pris toutes les précautions nécessaires

Le ministère a distribué aux voyageurs avant leur départ des brochures explicatives sur les virus MERS et Ebola.

Les craintes que le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) ou même le virus Ebola ne s'introduisent au Liban grandissent avec la fin du pèlerinage à La Mecque et le retour imminent des fidèles musulmans. Une peur justifiée d'autant que plus de deux millions de personnes au total ont effectué cette année le hajj.
Mais il n'y a aucun lieu de paniquer, « les pèlerins libanais étant en bonne santé », comme l'affirme à l'Agence nationale d'information le consul du Liban en Arabie saoudite, Ziad Attallah. Près de 7 000 Libanais se sont rendus à La Mecque cette année, indique-t-il, précisant qu'un contact est établi avec eux au quotidien, « mais aussi avec les autorités libanaises pour les tenir au courant de la situation ». Notant que quelque 2 000 Syriens et près de 1 280 Palestiniens venant du Liban ont également effectué le pèlerinage annuel, le consul libanais à Djeddah a insisté sur les mesures prises par les autorités saoudiennes pour maintenir l'ordre, comme pour protéger les pèlerins de ces deux virus. Des mesures qui semblent avoir porté leurs fruits, le ministre saoudien de la Santé par intérim, Adel Fakih, ayant assuré hier qu'aucun cas de ces deux virus mortels n'avait été enregistré. Il a toutefois indiqué que 170 cas suspects de coronavirus s'étaient avérés négatifs après analyses.
Au Liban, le ministère de la Santé a pris également des mesures préventives. « Nous avons distribué aux voyageurs des brochures explicatives sur les deux virus, les modes de transmission et les moyens de prévention », précise à L'Orient-Le Jour le directeur général du ministère, Walid Ammar. « Nous leur avons fourni également des conseils sur les parties à contacter au cas où l'un des symptômes de la maladie apparaissait », poursuit-il, notant que le ministère de la Santé couvrirait tous les frais des soins.
En ce qui concerne le virus Ebola, le Dr Ammar rappelle que celui-ci n'est contagieux que lorsque la maladie se manifeste. « Dans ces cas, la personne malade n'est pas en mesure de prendre l'avion, constate-t-il. Si, malgré cela, elle voyage, nous sommes capables de détecter le cas au Liban, grâce aux mesures que nous avons prises. Par ailleurs, il faut savoir que le virus Ebola ne se transmet pas par voie aérienne, mais par un contact avec les sécrétions et les muqueuses de la personne infectée. Dans les brochures que nous avons distribuées aux voyageurs, nous avons signalé toutes les données relatives à la maladie et les personnes à contacter en cas d'affection. » Et de conclure : « Le risque existe certainement. Mais nous sommes bien préparés. »

Les craintes que le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) ou même le virus Ebola ne s'introduisent au Liban grandissent avec la fin du pèlerinage à La Mecque et le retour imminent des fidèles musulmans. Une peur justifiée d'autant que plus de deux millions de personnes au total ont effectué cette année le hajj.Mais il n'y a aucun lieu de paniquer, « les pèlerins libanais étant en bonne santé », comme l'affirme à l'Agence nationale d'information le consul du Liban en Arabie saoudite, Ziad Attallah. Près de 7 000 Libanais se sont rendus à La Mecque cette année, indique-t-il, précisant qu'un contact est établi avec eux au quotidien, « mais aussi avec les autorités libanaises pour les tenir au courant de la situation ». Notant que quelque 2 000 Syriens et près de 1 280 Palestiniens...
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