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Campus

De futurs architectes s’attaquent aux problèmes du transport public au Liban

Libre cours
04/10/2014

Seize étudiants en architecture à l'Usek se sont penchés, au printemps passé, sous la direction de leur professeur Éliesh Sahyoun, sur les problèmes du transport en commun au Liban. Regroupés en huit binômes, les architectes en devenir ont enquêté et réalisé des infographies, chaque groupe sur une région donnée – Beyrouth, Metn, Tripoli, Békaa – et sur un thème déterminé : l'état des autobus, les conducteurs, les taxis-services, les bus, les voitures, les piétons et les vélos dans la ville. Les étudiants ont collecté leurs informations auprès du ministère des Travaux publics et des Transports, en consultant des entreprises ayant travaillé sur le développement du transport en commun au Liban, mais aussi en menant des observations sur le terrain et en interrogeant des conducteurs du réseau dit public. Les résultats de leurs enquêtes sont venus confirmer leurs hypothèses de départ. « Les infrastructures manquent. Les lois et les régulations ne sont pas appliquées. Les véhicules sont en mauvais état et parfois ne répondent pas aux normes de la sécurité », rapporte Éliesh Sahyoun avant de révéler : « Les bus en circulation sont privés et non publics. L'État n'a quasiment pas d'autobus sur les routes. Le transport public n'existe tout simplement pas au Liban. »

Sensibiliser pour changer
Convaincus de l'importance d'un système de transport public fiable, sûr et efficace, les étudiants ont rendu publics les résultats de leurs recherches et ont mené une vaste campagne de sensibilisation à travers les médias, des événements culturels, des activités autour du vélo, des soirées-débats et des conférences. Ils ont également conçu et réalisé deux arrêts de bus écologiques, fabriqués avec les rejets des chantiers de construction et accessibles aux personnes à mobilité réduite. « La fabrication et le transport des modèles a coûté 3 000 000 de livres libanaises. Les étudiants ont réussi à rassembler la moitié de ce montant en organisant des événements, avec le soutien de Beirut by Bike. La différence a été gracieusement comblée par l'Usek, à travers le père Michel Abou-Tacca », indique l'enseignant.
L'un des modèles exécutés a été installé à Antélias, en face de l'église Saint-Élie, et cela suite à une entente avec la municipalité. « Il est fonctionnel et utilisé par les passagers », précise Éliesh Sahyoun, qui a fondé en 2012 l'Organisation de développement durable (ODDD) dont la mission est de « créer une communauté transnationale qui souhaite vivre harmonieusement, dans un monde meilleur basé sur l'équilibre entre l'économie, la société et l'environnement ». Toutefois, le deuxième modèle n'a pu être aménagé à l'endroit prévu (Amaret Chalhoub), faute d'un accord avec la municipalité.

 

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