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Campus - Initiative

Une jeune Libanaise mobilise des créateurs de mode et la diaspora pour soutenir les déplacés

À seulement 22 ans, Aya Safieddine, fondatrice de la plateforme Archif, lance une campagne de soutien inédite mêlant mode et solidarité.

Une jeune Libanaise mobilise des créateurs de mode et la diaspora pour soutenir les déplacés

Née et élevée au Nigeria, Aya Safieddine a étudié le développement international au King’s College de Londres. Photo DR

Face à l’ampleur de la crise humanitaire au Liban, cette initiative ne vient ni d’une ONG traditionnelle ni d’une institution internationale, mais du monde de la mode. À l’origine du projet, Aya Safieddine, fondatrice de la plateforme Archif, a lancé une campagne ambitieuse sur les réseaux sociaux pour récolter 100 000 dollars destinés à venir en aide aux déplacés de guerre. Son approche : transformer l’acte d’achat en geste solidaire, en mobilisant créateurs, marques et influenceurs autour d’une vente de pièces de mode dont les bénéfices seront intégralement reversés.

« Comment rendre le don aussi naturel que l’achat ? » résume-t-elle. « Les gens sont souvent plus enclins à consommer qu’à faire un don direct. Alors pourquoi ne pas combiner les deux ? »

Consommer autrement pour donner autrement

L’idée s’inspire du modèle des « charity shops » britanniques, ces boutiques où les vêtements donnés sont revendus au profit d’associations. Un concept profondément ancré dans la culture britannique, que la jeune entrepreneuse a souhaité adapter à son échelle.

« Est-ce qu’on est plus susceptible de donner 500 dollars ou d’acheter un sac à 500 dollars ? » interroge-t-elle. « Si cet achat peut devenir un acte solidaire, on facilite énormément le passage à l’action. »

À travers Archif, Aya Safieddine entend ainsi proposer une alternative à la consommation traditionnelle, en valorisant la seconde main, la durabilité et la transmission. Mais pour cette campagne, elle va plus loin : les pièces mises en vente ne sont pas simplement issues de particuliers, mais directement offertes par des créateurs.

Une mobilisation du secteur de la mode

Depuis le lancement de l’initiative, de nombreuses figures de la mode libanaise ont répondu à l’appel.

« Parmi les premiers noms à s’engager figurent Georges Hobeika, Sarah’s Bags, Salim Azzam, Emergency Room Beirut, Ahmed Amer, Thym, Yassmin Saleh, Karen Wazen, Jessica K, ou encore Renaissance Renaissance (porté par Rama Duwajis durant l’inauguration de Mamdani – NDLR). À ces contributions s’ajoutent celles de créateurs internationaux comme Tala Barbotin Khalidy ou la marque londonienne L’Alingi. »

Certaines maisons vont jusqu’à concevoir des pièces spécialement pour l’occasion. La marque Jinane Beyrouth, par exemple, prépare un bijou unique dédié à la vente.

« Je voulais que ce soit vraiment « Par le Liban, pour le Liban » », explique Aya Safieddine. « Que les marques libanaises participent activement à cet élan de solidarité. »

Un événement de lancement est prévu à Londres au mois de mai, avant de se poursuivre en ligne sur la plateforme Archif. Ce choix n’est pas anodin. « Les gens achètent davantage en physique, cela permet de créer un moment, une énergie autour de la cause », souligne la fondatrice. Les pièces restantes seront ensuite proposées en ligne, ouvrant la vente à un public international. Dans une économie largement dominée par la consommation, l’initiative entend proposer un échange différent : « Permettre aux gens de donner tout en recevant quelque chose en retour. »

Une initiative ancrée dans un parcours atypique

Âgée de 22 ans, Aya Safieddine n’est pas issue du monde de la mode. Née et élevée au Nigeria, où sa famille est installée depuis plus de 60 ans, elle a étudié le développement international au King’s College de Londres, avec l’ambition initiale de travailler dans la diplomatie ou au sein d’organisations internationales.

C’est en découvrant la plateforme de seconde main Vinted qu’elle change de perspective sur la mode. « Je percevais la mode comme élitiste, basée sur la surconsommation. Cette expérience a complètement transformé ma manière de consommer. »

C’est de cette réflexion que naît Archif.

« On pense souvent que le thrifting (achat de seconde main) est une pratique européenne, alors qu’elle est profondément ancrée dans nos cultures », souligne Aya Safieddine. Au-delà de la levée de fonds, l’initiative s’inscrit dans une volonté plus large de faire évoluer les mentalités autour de la seconde main au Liban.

Pour participer à la campagne, contactez Archif (https://www.instagram.com/archif.co?igsh=ZzN6ZXRucnkxbGR0) directement pour acheter un produit ou pour en offrir un.

Face à l’ampleur de la crise humanitaire au Liban, cette initiative ne vient ni d’une ONG traditionnelle ni d’une institution internationale, mais du monde de la mode. À l’origine du projet, Aya Safieddine, fondatrice de la plateforme Archif, a lancé une campagne ambitieuse sur les réseaux sociaux pour récolter 100 000 dollars destinés à venir en aide aux déplacés de guerre. Son approche : transformer l’acte d’achat en geste solidaire, en mobilisant créateurs, marques et influenceurs autour d’une vente de pièces de mode dont les bénéfices seront intégralement reversés. « Comment rendre le don aussi naturel que l’achat ? » résume-t-elle. « Les gens sont souvent plus enclins à consommer qu’à faire un don direct. Alors pourquoi ne pas combiner les deux ? » Consommer...
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MAGNIFIQUE ! permettez à un vieil homme de saluer cette jeune Libanaise La Jeunesse libanaise est bien vivante DIEU MERCI

Hamed Adel

10 h 19, le 23 avril 2026

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Commentaires (2)

  • MAGNIFIQUE ! permettez à un vieil homme de saluer cette jeune Libanaise La Jeunesse libanaise est bien vivante DIEU MERCI

    Hamed Adel

    10 h 19, le 23 avril 2026

  • MAGNIFIQUE ! permettez à un vieil homme de saluer cette jeune Libanaise La Jeunesse libanaise est bien vivante DIEU MERCI

    Hamed Adel

    10 h 19, le 23 avril 2026

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