L’ancien député Farès Souhaid donnant lecture du communiqué du secrétariat général, hier, à Achrafieh. Photo Ani
Réuni hier sous la présidence de son coordinateur, Farès Souhaid, le secrétariat général du 14 Mars a appelé hier les différentes forces politiques du pays à respecter trois « constantes » face aux échéances actuelles et à venir, notamment l'affaire des militaires otages, la présidentielle ou les législatives. D'abord, préserver et respecter ce qui a été convenu comme accords entre Libanais, notamment Taëf, la parité islamo-chrétienne et le vivre-ensemble, « dans la mesure où toute démarche vers une redistribution des pouvoirs pourrait entraîner le Liban dans des aventures non calculées ».
Ensuite, poursuivre le processus de régénération des pouvoirs, avec l'élection immédiate d'un nouveau président « pour que la vie politique retrouve le droit chemin », et « dans la mesure où cette élection reste prioritaire ».
Enfin, soutenir l'armée dans sa bataille pour préserver la sécurité du Liban et des Libanais. Dans ce cadre, le 14 Mars a rejeté toutes les critiques contre l'armée, estimant qu'il appartient aux seules institutions nationales d'adresser des remarques à la troupe en vertu des mécanismes constitutionnels.
« Nous rejetons toute critique adressée à l'armée de la part de parties extérieures, même si elles sont amies, a souligné le secrétariat général. Le soutien à l'armée nécessite que cette dernière détienne le monopole des armes. Elle ne devrait pas avoir de partenaire dans la préservation de la sécurité, tout comme l'État ne devrait pas avoir de partenaire dans les négociations en cours pour la libération des militaires prisonniers », conclut le 14 Mars.


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