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Liban - Politique

Gemayel s’explique sur le refus des Kataëb de participer à la séance parlementaire

L'ancien président laisse entendre que son parti ne boycotterait pas une réunion pour la prorogation de la législature.

Amine Gemayel lors de sa conférence de presse, hier : Les candidats qui n’ont pas été élus avant le 25 mai « doivent céder la place à d’autres ». Photo Dalati et Nohra

L'ancien président de la République Amine Gemayel s'est expliqué hier sur les raisons qui poussent le parti Kataëb à refuser catégoriquement de participer à la séance de la Chambre prévue en principe la semaine prochaine sous le régime de « l'état de nécessité législative », mais il a laissé entendre à demi-mot qu'il ne s'opposerait pas à une réunion qui serait destinée à voter la prorogation de la législature.
M. Gemayel s'exprimait lors d'une conférence de presse au siège central des Kataëb, à Saïfi. Il faisait référence à la séance prévue notamment pour l'adoption de la grille des salaires.
« Il faut élire un président dans l'immédiat, a-t-il lancé. Les députés Kataëb ne prendront part à aucune séance parlementaire qui n'est pas en rapport avec l'élection d'un président de la République, à l'exception des cas où il serait question de l'émergence du pouvoir et de sa consolidation », a-t-il ajouté, dans une claire allusion à une éventuelle séance en vue de la prorogation du mandat de la Chambre.
Et de poursuivre : « Ne pas élire un président est, en premier lieu, un coup porté à la Constitution qui impose qu'une telle élection se tienne dans les délais. C'est deuxièmement un coup porté au pacte national que le président est censé défendre et préserver; et, enfin, c'est un coup porté au principe du partenariat, de sorte que les institutions ne sauraient se stabiliser en l'absence d'un président. »
« Les candidats qui n'ont pas été élus avant le 25 mai dernier (fin du mandat Sleiman) doivent en conclure que leur élection est désormais impossible et sont priés de laisser la place à d'autres candidats », a souligné M. Gemayel, qualifiant l'obstination dans ce domaine de « caprice politique nuisible à l'État et à toutes les considérations constitutionnelles et légales sur lesquelles le Liban repose ».
De plus, s'est-il interrogé, « comment certains leaderships politiques libanais peuvent-il décider de s'abstenir de participer au vote pour des considérations extérieures? »
En tout état de cause, a encore dit l'ancien chef d'État, « celui qui peut assurer le quorum pour voter une loi quelconque peut le faire pour élire un président ». « Toute législation en l'absence d'un président est tronquée et inutile », a-t-il insisté.
Évoquant la situation sécuritaire, M. Gemayel a salué l'« héroïsme » de l'armée, tout en soulignant le caractère « difficile et périlleux » de sa mission. Il a en outre invité le gouvernement à déployer tous les efforts possibles en vue d'obtenir la libération des otages militaires détenus par les jihadistes dans le jurd de Ersal.
« La frontière orientale du Liban est devenue une passoire et, de plus, il y a une agression directe de forces non libanaises contre le Liban. Le parti Kataëb était le premier à avoir proposé le recours à la résolution 1701 du Conseil de sécurité et à l'élargissement du cadre du déploiement de la Finul afin d'aider l'armée », a-t-il rappelé, notant cependant que « certaines parties ne sont pas très enthousiastes à cet égard ».

L'ancien président de la République Amine Gemayel s'est expliqué hier sur les raisons qui poussent le parti Kataëb à refuser catégoriquement de participer à la séance de la Chambre prévue en principe la semaine prochaine sous le régime de « l'état de nécessité législative », mais il a laissé entendre à demi-mot qu'il ne s'opposerait pas à une réunion qui serait destinée à voter la prorogation de la législature.M. Gemayel s'exprimait lors d'une conférence de presse au siège central des Kataëb, à Saïfi. Il faisait référence à la séance prévue notamment pour l'adoption de la grille des salaires.« Il faut élire un président dans l'immédiat, a-t-il lancé. Les députés Kataëb ne prendront part à aucune séance parlementaire qui n'est pas en rapport avec l'élection d'un président de la République,...
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