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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Une leçon pour le Liban
Les résultats du référendum écossais qui a maintenu l'Écosse au sein du Royaume-Uni sont une preuve claire et évidente que les spécificités historiques, culturelles, ethniques et/ou linguistiques, etc, légitimes par ailleurs, ne sont pas le seul moteur d'une expression des peuples dans le monde d'aujourd'hui. L'aventure nationale commune, en dépit de ses contraintes, risques et difficultés, a prévalu sur l'aventure du repli sur une identité nationale spécifique. L'histoire commune et l'interpénétration des peuples et des groupements humains, des cultures, des langues et des spécificités restent un bon terreau pour développer un projet national commun et pour enrichir une identité nationale « complexe » qui ne se fonde pas sur le conflit et la confrontation entre les identités spécifiques qui la composent, mais sur leur complémentarité, leurs harmonie et intersolidarité, au profit de tous et, surtout, pour enrichir la coexistence et la faire évoluer vers le vécu commun dans une équation qui est celle de l'unité dans la diversité. Il s'agit là d'une belle et grande leçon pour le Liban et son expérience nationale toujours en gestation, et pour trouver les chemins et fondements de sa consolidation et son développement. Le paradigme libanais est viable. Il faut le vouloir !

Carol SABA

L'exemple de notre armée
Notre pays est pris en otage et se débat dans un Levant en effervescence, essayant de faire face aux conséquences. Nos institutions vont bientôt s'écrouler, exceptée l'institution militaire qui demeure la pierre angulaire de notre entité, notre raison d'être ce que nous sommes : un peuple qui résiste et patiente. C'est pour chacun d'entre nous que nos soldats sacrifient leur vie. C'est chacun d'entre nous qui est concerné par chaque goutte de leur sang versé sur le champ d'honneur, en particulier par ceux pris en otage et dont certains se sont sacrifiés sur l'autel de la patrie. C'est l'exemple de notre armée que nos responsables devraient suivre, en s'unissant afin de trouver une solution définitive aux problèmes qui se posent, notamment ceux qui empêchent l'élection d'un président. Une élection, hélas, transformée en compétition entre des clans qui s'affrontent. C'est à la lettre qu'ils sont censés respecter notre Constitution qu'ils essayent de déformer. Le temps presse, messieurs les responsables, réagissez vite, d'autant plus que les retombées des bouleversements dans la région ont déjà franchi nos frontières. Qu'attendent nos autorités pour réclamer de l'Onu l'application de la résolution 1701 ? En outre, on ne finit pas de s'interroger sur le retard dans la livraison de l'aide promise à l'armée. Autant de questions primordiales qui exposent le Liban à des risques de dérapage total. Il sera trop tard alors pour colmater les brèches, devenues béantes.

Hilda DADOURIAN

Le respect dû aux héros
À tous ceux qui bombardent les positions des terroristes en Irak et ailleurs. En réponse à tous vos discours qui ne leurrent plus personne, je dis : c'est à cause de vous et de vos amis israéliens que le Moyen-Orient en est là. Vous accourez pour aider les Irakiens et les Kurdes qui ne tiennent pas face à Daech alors qu'il y a une armée libanaise (avec le peu de moyens dont elle dispose) qui est en train de faire le sale boulot à votre place. Qui est en train de perdre des héros qui combattent de tout leur cœur sans rien en retour. Et vous n'essayez même pas de l'aider. Vous fermez vos yeux comme si vous étiez du côté des terroristes. Vous n'avez rien appris de vos guerres perdues, sauf peut-être la couardise. Un grand salut de respect à tous nos héros sur le terrain.
Quant à ceux qui ont donné leur vie pour que vive le Liban, nous nous inclinons devant eux et devant leurs parents éplorés.

Élsie El-KHOURY

Une leçon pour le LibanLes résultats du référendum écossais qui a maintenu l'Écosse au sein du Royaume-Uni sont une preuve claire et évidente que les spécificités historiques, culturelles, ethniques et/ou linguistiques, etc, légitimes par ailleurs, ne sont pas le seul moteur d'une expression des peuples dans le monde d'aujourd'hui. L'aventure nationale commune, en dépit de ses contraintes, risques et difficultés, a prévalu sur l'aventure du repli sur une identité nationale spécifique. L'histoire commune et l'interpénétration des peuples et des groupements humains, des cultures, des langues et des spécificités restent un bon terreau pour développer un projet national commun et pour enrichir une identité nationale « complexe » qui ne se fonde pas sur le conflit et la confrontation entre les identités spécifiques...
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