Après la purge de la veille, qui s'est terminée par une chute de 90 points, le marché a bien rebondi et renoué avec les 4 400 points, en hausse de 1,25 %, à 4 413 points. Côté valeurs, les deux plus grosses capitalisations du CAC soutiennent la tendance. Total signe la meilleure performance tandis que Sanofi se distingue dans le vert. Technip et Soitec se distinguent également en hausse, avec des gains respectifs de 2,79 % et 5,13 %. À l'inverse, Capgemini est lanterne rouge avec un repli de 1,33 %, plombé par les résultats d'Accenture. Alten perd 1,4 % après avoir annoncé une marge opérationnelle courante en baisse de 0,3 point, à 8,5 %, pour le premier semestre 2014, un recul qu'il explique par la moindre rentabilité de ses dernières acquisitions, qui représentent 10 % de son activité. Pour le second semestre, il table sur une croissance organique de son activité comprise entre 2 % et 3 %, contre 1,5 % au premier semestre, et une marge opérationnelle courante. Sur le marché des changes, l'euro s'enfonce et casse la barre symbolique de 1,28 $ en raison notamment d'un repli plus marqué que prévu de l'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne. Ce qui renforce la pression sur la BCE pour qu'elle lance un QE afin de donner un coup de pouce à l'économie. L'indice Ifo qui reflète le climat des affaires a en effet glissé à son plus bas niveau depuis avril 2013, ce qui laisse penser que l'économie allemande reste très dépendante de la bonne santé économique de la zone euro. La veille déjà, la publication de l'indice PMI de la zone est tombée à seulement 50,5 points, c'est son rythme de croissance le plus faible de l'année. Surtout cela vient confirmer que l'économie européenne est proche de la stagnation, alors qu'on l'attendait à 52,4 points. Selon le chef économiste de Commerzbank, l'essoufflement de la croissance fournit un argument supplémentaire en faveur du lancement par la Banque centrale européenne (BCE) d'un programme d'assouplissement quantitatif à grande échelle comprenant des rachats d'emprunts d'État. Pour rappel, la BCE a annoncé qu'elle comptait racheter des titres adossés à des actifs (« asset-backed securities » ou ABS) et des obligations sécurisées. Mais il est toujours hors de question de racheter de la dette publique, ce que préconisent pourtant de longue date le FMI et une frange de l'Europe. Cette dégradation de la conjoncture européenne donne des arguments supplémentaires aux membres de la BCE qui souhaitent non seulement racheter des ABS et des obligations sécurisées, mais également des emprunts souverains à grande échelle. Or la mise en place d'un assouplissement quantitatif a un effet dilutif sur la devise européenne, qui recule de 0,49 % face au dollar, à 1,2776$, et perd 0,44 %, face au yen, à 139,09 yens.
Économie
Le round up du jour
OLJ / le 25 septembre 2014 à 00h00


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef