Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, est revenu (...) hier sur la présence armée syrienne au Liban et a réitéré son appel à y mettre fin. (...) Le patriarche a vertement riposté à tous ceux qui avaient critiqué l'appel de Bkerké. « Les souffrances des uns, les autres ne les voient pas ou ne désirent pas les voir pour des motifs connus », a-t-il dit, dénonçant les « interprétations », les « analyses » et les « hypothèses » faites autour du communiqué des prélats.
Mgr Sfeir devait en outre promettre aux parents de détenus en Syrie, qui ont manifesté dans la cour du patriarcat, de ne jamais abandonner leur cause. Devant ces manifestants (...), il a condamné toutes les détentions de Libanais, qu'elles soient le fait d'Israël ou de la Syrie. C'est précisément ce parallèle que continuait hier à critiquer la presse de Damas (...). « Certains au Liban ferment l'œil sur le danger sioniste et mettent en comparaison l'occupant et le défenseur des droits arabes », écrivait ainsi l'éditorialiste du Baas.


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