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Moyen Orient et Monde - France

La classe politique très sceptique sur le « changement » de Sarkozy

L’ancien président français Nicolas Sarkozy serrant la main d’un spectateur durant un match du Paris Saint-Germain. Thomas Samson/AFP

La classe politique était très sceptique hier au lendemain du premier entretien de Nicolas Sarkozy depuis son retour en politique. M. Sarkozy s'est présenté dimanche soir sur France 2 comme un homme ayant appris de ses erreurs, en insistant sur les acquis tirés de son âge et de son expérience d'ancien président. Sans surprise, ses plus fervents partisans ont été séduits. Nicolas Sarkozy a « mûri », « appris » de son échec en 2012 et « compris » ses erreurs, a ainsi assuré Geoffroy Didier, cofondateur du courant sarkozyste La Droite forte à l'UMP. « Vous en connaissez beaucoup d'hommes politiques qui acceptent de reconnaître des erreurs ? » a noté le député UMP de Haute-Loire, Laurent Wauquiez, qui y a vu un « exercice assez sincère » où M. Sarkozy aurait su faire le tri entre les actions dont il est « fier » et celles où il se serait « trompé ». Mais, a-t-il ajouté, « au fond, la question n'est pas : est-ce qu'il a changé ? La question c'est : est-ce qu'il veut changer la façon de faire la politique ? »
Car dès qu'on s'éloigne des cercles les plus prosarkozystes, l'enthousiasme est plus tempéré. L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a certes salué sa démarche « crédible » et son « diagnostic assez juste », mais il a ajouté que Nicolas Sarkozy ne l'avait « pas surpris » et son plaidoyer en faveur du recours au référendum l'a laissé dubitatif. De plus, en fin de journée, Alain Juppé a mis en garde M. Sarkozy contre un abandon des primaires pour désigner le candidat du parti pour 2017, un potentiel « point de conflit dur », a-t-il déclaré au journal Sud-Ouest à paraître aujourd'hui. Sa prestation ? « On ne change jamais vraiment. On peut s'améliorer ou se dégrader, ça dépend des cas », a ajouté le maire de Bordeaux.
Au-delà de l'UMP, les autres responsables politiques ont, avec moins de surprise, eux aussi rejeté toute idée d'un changement de Nicolas Sarkozy. Pour le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, invité de RTL, l'ancien maire de Neuilly est revenu « la rancune au cœur et la revanche à l'esprit. Son programme, c'est lui, et son bilan, c'est l'autre ». De son côté, la présidente du FN, Marine Le Pen, a déclaré ironiquement : « Nicolas Sarkozy n'a pas changé, tant mieux. »
Toutefois, le succès politique de ce retour apparait bien possible puisque les sympathisants UMP plébiscitent Nicolas Sarkozy à 75 % pour diriger le parti, devant Bruno Le Maire (16 %) et Hervé Mariton (2 %), selon un sondage Ifop publié hier pour Europe 1 et Le Figaro.

(Source : AFP)

La classe politique était très sceptique hier au lendemain du premier entretien de Nicolas Sarkozy depuis son retour en politique. M. Sarkozy s'est présenté dimanche soir sur France 2 comme un homme ayant appris de ses erreurs, en insistant sur les acquis tirés de son âge et de son expérience d'ancien président. Sans surprise, ses plus fervents partisans ont été séduits. Nicolas...
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