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Liban

Rifi sur les procès des islamistes : Personne ne peut s’immiscer dans mon travail

« Les tribunaux libanais ne se transformeront pas en tribunaux coutumiers. » C'est par ces paroles que le ministre de la Justice, Achraf Rifi, a tranché le débat et mis court à toute spéculation relative à d'éventuels procès expéditifs dans le dossier des islamistes détenus à Roumieh.
Le ministre de la Justice, qui s'est rendu hier au Conseil supérieur de la magistrature où il a rencontré ses membres en présence de son président, le juge Jean Fahd, a affirmé que les procès ne seront certainement pas achevés avant la fin de l'année.
« Au Liban, nous respectons les délais et les droits de la défense (...). Nous accordons la justice et l'égalité à tous », a-t-il souligné, avant d'ajouter : « Nous connaissons parfaitement les devoirs qui nous incombent et n'avons besoin de personne pour nous les rappeler. » « Ma priorité, depuis que j'ai été nommé à la tête de ce ministère, était d'accélérer les procès », a-t-il dit.
Dans une allusion à peine voilée au chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt, qui avait critiqué la veille les tergiversations dans les procès des islamistes, M. Rifi a affirmé : « La justice au Liban est indépendante et personne ne peut s'y ingérer. En tant que ministre de la Justice, je ne permettrai à personne de s'immiscer dans mon travail. »
À son tour, le juge Fahd a fait le point sur la progression dans des dossiers de Nahr el-Bared et Abra, affirmant que tous les jugements déjà prononcés sont disponibles auprès de l'opinion publique. Et le magistrat de rappeler que ces affaires sont traitées comme des « dossiers judiciaires par excellence », soulignant que la cour de justice est régie par les seules règles prévues dans le code de procédure pénale.
« Aucun procès ne saurait fouler aux pieds le principe de l'égalité devant la loi », a-t-il dit.

« Les tribunaux libanais ne se transformeront pas en tribunaux coutumiers. » C'est par ces paroles que le ministre de la Justice, Achraf Rifi, a tranché le débat et mis court à toute spéculation relative à d'éventuels procès expéditifs dans le dossier des islamistes détenus à Roumieh.Le ministre de la Justice, qui s'est rendu hier au Conseil supérieur de la magistrature où il a rencontré ses membres en présence de son président, le juge Jean Fahd, a affirmé que les procès ne seront certainement pas achevés avant la fin de l'année.« Au Liban, nous respectons les délais et les droits de la défense (...). Nous accordons la justice et l'égalité à tous », a-t-il souligné, avant d'ajouter : « Nous connaissons parfaitement les devoirs qui nous incombent et n'avons besoin de personne pour nous les...
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