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Liban - Liban

Le Pnud au chevet du Liban gagné par la pauvreté

Le nombre de réfugiés que le Liban accueille empêche le pays d'avancer en matière de développement et cela même si la pauvreté dans le pays est structurelle et nécessite un véritable plan pour être éradiquée.

Au Grand Sérail, hier, signature d’un accord de coopération entre le Pnud et les ministères concernés. Photo Dalati et Nohra

Helen Clark, administratrice du Pnud, effectue une tournée de quatre jours au Liban. C'est la situation des communautés accueillant des réfugiés syriens et l'aide que le monde pourrait accorder au Liban qui seront le plus discutées durant sa visite. L'Onu veut aider le Liban à pouvoir gérer, avec le moins de dégâts possible la crise des réfugiés syriens.


C'est en présence de Mme Clark qu'une étude sur le Liban, effectuée par le Pnud, a été rendue publique hier, à partir du Grand Sérail, le ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas, représentant le Premier ministre Tammam Salam.
Le document fournit des chiffres et des statistiques en matière de développement concernant les objectifs du millénaire, à savoir réduire l'extrême pauvreté et la faim, assurer l'éducation primaire pour tous, promouvoir l'égalité et l'autonomisation des femmes, réduire la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, combattre les maladies notamment le sida, assurer un environnement humain durable et mettre en place un partenariat mondial pour le développement.
Adoptés en l'an 2000 à New York, ces objectifs constituent un plan approuvé par 193 pays membres de l'Onu et au moins 23 organisations internationales et devraient être réalisés avant 2015. Ce document dresse donc un état des lieux de la situation du développement au Liban à quelques mois de l'échéance.


Le texte souligne que le Liban a fait d'importants progrès en ce qui concerne l'éducation, la santé maternelle, la réduction de la mortalité infantile et le combat contre les maladies. Les résultats restent mitigés en ce qui concerne l'égalité entre les sexes et le partenariat pour le développement. Mais des efforts restent à faire sur les plans de l'éradication de la pauvreté et de la protection de l'environnement.
À la fin de chaque chapitre, soit à chaque objectif du millénaire, une section a été ajoutée, relative à l'impact sur le pays, dans ce secteur précis, des réfugiés syriens.


Même si le Liban devrait régler ses problèmes structurels concernant l'éradication de la pauvreté et la protection de l'environnement, l'impact du flux de réfugiés syriens qu'il accueille a ralenti la croissance et le développement. Cela se traduit aussi dans les objectifs du millénaire où le Liban était en train de faire des progrès, notamment en matière d'éducation, de santé maternelle, de réduction de la mortalité infantile et d'éradication des maladies.
Ainsi le Liban avait éradiqué la variole, mais de nouveaux cas ont été enregistrés au cours des deux dernières années. Le pays a connu une recrudescence de la tuberculose, due notamment à la pauvreté dans les campements de réfugiés. Pour prévenir la polio, maladie éradiquée au Liban, des campagnes de masse touchent désormais aussi bien les petits réfugiés syriens que les petits Libanais.
En ce qui concerne l'éducation, le pays a atteint son objectif de scolariser tous les enfants jusqu'aux classes primaires. Les écoles publiques libanaises ont la capacité d'accueillir 300 000 élèves. Selon des chiffres disponibles en 2014, 50 % des enfants syriens en âge d'aller à l'école restaient sans scolarisation.

 

Le chômage des universitaires
En matière de scolarisation et égalité des sexes, dans toutes les régions, ce sont les petites filles qui réussissent mieux que les petits garçons. Dans les zones pauvres, les filles restent plus longtemps à l'école, car les garçons en âge de travailler cherchent un emploi.
À l'âge adulte, les femmes font face au chômage plus que les hommes. Cela s'explique par plusieurs phénomènes. Nombre de femmes quittent leur travail une fois mariées. Elles préfèrent s'occuper de leur famille. De plus, les hommes touchés par le chômage quittent le pays à la recherche d'un emploi.
Au Liban, ce sont les universitaires qui trouvent le moins d'emploi : 15 % d'entre eux se retrouvent au chômage. Ce sont les personnes les plus qualifiées qui partent trouver un emploi ailleurs, notamment dans les pays du Golfe.


Le flot de réfugiés syriens que le Liban accueille a eu son impact notamment sur l'augmentation du taux de pauvreté. Ainsi, la compétition entre les ouvriers syriens et libanais a augmenté et le chômage est en en hausse auprès des enfants du pays qui exercent des métiers informels.
Selon la Banque mondiale, en 2013, 120 000 Libanais sont venus s'ajouter à la population la plus pauvre du pays et cela est une conséquence de la crise syrienne. En 2014, selon les estimations disponibles, 50 000 Libanais supplémentaires vivront dans la pauvreté.
Prenant la parole, Mme Clark a mis l'accent sur « la générosité du Liban qui a accueilli les réfugiés syriens et cela malgré les pressions qu'il est en train de subir ».


Donnant lecture du message de M. Salam, M. Derbas a rappelé que « le Liban a toujours été et demeure le seul pays arabe ayant un ancien président en vie et en liberté ».
Étaient également présents, les ministres de l'Éducation et de l'Intérieur, respectivement Élias Bou Saab et Nouhad Machnouk, le président du CDR Nabil Jisr, Randa Hamadé, représentant le ministre de la Santé Waël Bou Faour, le représentant du Pnud au Liban Ross Mountain, la rédactrice du rapport Zeina Abla, ainsi que nombre de diplomates et de délégués d'organisations onusiennes.
Après la présentation du rapport, un accord de coopération renforçant les municipalités et relatif aux soins de santé dans les zones les plus pauvres a été signé entre les ministères libanais concernés par le projet pilote, qui englobe actuellement 25 localités, et le Pnud.
Mme Clark s'est également entretenue hier avec le Premier ministre. Elle se rendra aujourd'hui en tournée dans la Békaa.

 

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Helen Clark, administratrice du Pnud, effectue une tournée de quatre jours au Liban. C'est la situation des communautés accueillant des réfugiés syriens et l'aide que le monde pourrait accorder au Liban qui seront le plus discutées durant sa visite. L'Onu veut aider le Liban à pouvoir gérer, avec le moins de dégâts possible la crise des réfugiés syriens.
C'est en présence de Mme...

commentaires (3)

YÂ HARÂM, CET "ADMINISTRATEUR" DU PNUD, DANS QUEL PANIER A CRABES INDIGÈNES D'ICI ILS L'ONT LANCÉ !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

12 h 29, le 16 septembre 2014

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Commentaires (3)

  • YÂ HARÂM, CET "ADMINISTRATEUR" DU PNUD, DANS QUEL PANIER A CRABES INDIGÈNES D'ICI ILS L'ONT LANCÉ !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    12 h 29, le 16 septembre 2014

  • AVEC LES CACAHUÈTES DISTRIBUÉS... LES CRISES NE PEUVENT PAS ÊTRE SURMONTÉS ! MAIS ON N'OSE TROP SE COMPLAINDRE CAR LA RÉPONSE SERAIT FOUDROYANTE : TAISEZ-VOUS... CAR DES LIBANAIS INTERVIENNENT EN SYRIE... ET VOILÀ LE RÉSULTAT !

    PRET A SOUTENIR L,OLJ SANS L,HUMILIANTE CENSURE.

    09 h 50, le 16 septembre 2014

  • Quand est-ce que l'ONU apportera efficacement au Liban l'aide la plus urgente dont il a besoin pour qu'il puisse respirer ? A savoir rapatrier les réfugiés syriens dans les zones déjà sécurisées de Syrie. Tout le reste peut attendre pour le moment.

    Halim Abou Chacra

    05 h 07, le 16 septembre 2014

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