Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde

L’UE craint la contagion...

Redoutant une contagion, les dirigeants européens ont du mal à cacher leur nervosité face à la perspective d'une indépendance de l'Écosse et agitent la menace de rejeter Édimbourg hors de l'UE. D'ailleurs, le président de l'UE José Manuel Barroso s'était attiré les foudres des indépendantistes écossais en février lorsqu'il avait déclaré qu'il serait « extrêmement difficile, voire impossible » pour une Écosse indépendante de rejoindre l'UE avec « l'accord de tous les autres États membres ». Il avait cité l'Espagne, confrontée aux revendications séparatistes, qui a refusé de reconnaître le Kosovo. Une maladresse que les indépendantistes écossais s'étaient empressés de dénoncer en distinguant leur référendum, consenti par Londres, à la déclaration d'indépendance du Kosovo unilatérale et contestée par la Serbie.
L'UE, qui a déjà fort à faire avec une économie en berne et un chômage élevé, notamment chez les jeunes, se passerait bien de la discussion qui s'annonce orageuse sur la façon dont une Écosse indépendante, très proeuropéenne, devrait être traitée. D'autant que plus qu'à l'Est, les agissements de la Russie en Ukraine inquiètent les pays baltes à fortes minorités russophones qui pourraient réclamer plus d'autonomie. De même, les Catalans, qui ont manifesté en masse pour l'indépendance cette semaine à Barcelone, mais aussi les Basques, suivent avec attention le référendum, alors que Madrid refuse d'envisager toute indépendance de ces régions. Même le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a dit cette semaine qu'il préférerait « imaginer que la Grande-Bretagne reste unie ». Et certains experts de citer l'exemple de l'Allemagne de l'Est après la réunification, jugeant qu'après des discussions initialement difficiles, une adhésion pourrait être envisagée en deux ou trois ans.


Redoutant une contagion, les dirigeants européens ont du mal à cacher leur nervosité face à la perspective d'une indépendance de l'Écosse et agitent la menace de rejeter Édimbourg hors de l'UE. D'ailleurs, le président de l'UE José Manuel Barroso s'était attiré les foudres des indépendantistes écossais en février lorsqu'il avait déclaré qu'il serait « extrêmement difficile,...

commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut