Le chef du courant du Futur, le député et ancien Premier ministre Saad Hariri, a appelé hier tous les Libanais, notamment « les sages et notables de la Békaa, de Tripoli et du Akkar », à « faire preuve de patience, de calme et de sagesse », et à « s'élever au-dessus de tout préjudice qui pourrait les atteindre afin de préserver la sécurité des Liban et les relations fraternelles entre ses habitants ».
« Il faut faire preuve de solidarité avec l'armée libanaise et les forces de sécurité légales, et non pas se soustraire à l'autorité de l'État et de la loi et établir des armées privées », a affirmé M. Hariri.
« Nous ne trouvons comme issue à la douleur ressentie par les familles des militaires enlevés – qui appartiennent à toutes les confessions et régions – que l'appui à la décision de l'État de résoudre ce problème national, sans être entraînés dans des pratiques qui ne servent que l'objectif des forces terroristes, en l'occurrence importer le vandalisme et le chaos au Liban », a souligné Saad Hariri, qualifiant les dernières heures de « noires, aux plans politique, moral et humain », à mille lieues « des règles de la vie commune et des fondements des rapports qui devraient régir les relations entre frères et citoyens d'une même nation ».
« Le retour aux enlèvements et aux contre-enlèvements, à l'incitation sectaire et au langage du fanatisme est le pire qui puisse nous arriver en cette période chargée d'intolérance », a-t-il indiqué.
« La campagne contre Ersal et ses habitants et le fait que certains journalistes se portent volontaires pour inciter à la haine contre Tripoli et le Akkar et rallumer la discorde sont-ils le meilleur moyen de résoudre nos problèmes et libérer les soldats otages du terrorisme et des ennemis de la religion? » s'est interrogé Saad Hariri. « Si nous décidons de suivre ce chemin, cela signifie qu'il existe une décision d'ouvrir la voie à la discorde au Liban et de déclarer que l'on a perdu tout espoir dans l'État, son armée et ses responsabilités », a-t-il dit.
Le chef du Futur a par ailleurs exprimé son soutien au gouvernement et au Premier ministre. « Protéger notre pays de la discorde relève de nous tous et de notre volonté, à commencer par la volonté des musulmans au Liban, sunnites et chiites, qui ont le pouvoir de décider d'étouffer la discorde et de refuser de reproduire les scénarios syrien et irakien », a-t-il conclu.
Liban
Hariri : Il faut soutenir l’armée, pas établir des milices privées
OLJ / le 10 septembre 2014 à 00h41



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