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Moyen Orient et Monde - Référendum

Face à la progression du « oui », Londres promet davantage d’autonomie à l’Écosse

Pour les partisans de l’indépendance, les promesses d’autonomie de Londres ne constituent qu’un geste « désespéré », à dix jours du vote. Andy Buchanan/AFP

Dans une tentative d'enrayer la progression du « oui » à l'indépendance écossaise, qui affole milieux politiques et économiques, le Premier ministre conservateur britannique David Cameron s'apprête à dévoiler un nouveau plan de transfert de pouvoirs à Édimbourg.
Ce plan, appuyé par les travaillistes, qui militent également pour un maintien de l'Écosse dans le Royaume-Uni, devrait être publié dès aujourd'hui. Il prévoit d'attribuer aux Écossais, qui disposent déjà d'une Assemblée et d'un chef de gouvernement, une autonomie plus importante en matière budgétaire dans le domaine des impôts et des dépenses sociales. Cette offensive intervient au lendemain du choc provoqué par la publication d'un nouveau sondage qui place pour la première fois le « oui » en tête des intentions de vote à dix jours d'un référendum sur l'indépendance de l'Écosse.
Pour les partisans de l'indépendance, les promesses de Londres ne constituent qu'un geste « désespéré », à dix jours du vote. « Après avoir échoué à faire peur aux Écossais, la prochaine étape est manifestement de tenter de nous acheter », s'est moqué Alex Salmond, le Premier ministre écossais et leader de la campagne pour le « oui ».
Pour convaincre les indécis, il faudrait aller plus loin, jugent des observateurs politiques. « Les chefs de parti au Parlement de Westminster doivent proposer de créer un Royaume-Uni fédéral et s'engager à organiser une convention constitutionnelle pour discuter de sa mise en place dans le cas où l'Écosse voterait non » le 18 septembre, a ainsi réclamé Will Hutton, de The Observer. L'ancien Premier ministre travailliste Gordon Brown, un Écossais, a pour sa part accusé la politique d'austérité de la coalition gouvernementale au pouvoir d'être responsable de la montée des indépendantistes. « Beaucoup sont en colère contre la Bedroom Tax (taxe à la chambre vide, appliquée aux occupants de logements sociaux disposant d'une pièce non occupée) qui a été imposée aux Écossais contre leur volonté au moment même où les plus riches bénéficiaient de réductions d'impôts », a-t-il souligné dans une tribune au Sunday Mirror.
(Source : AFP)


Dans une tentative d'enrayer la progression du « oui » à l'indépendance écossaise, qui affole milieux politiques et économiques, le Premier ministre conservateur britannique David Cameron s'apprête à dévoiler un nouveau plan de transfert de pouvoirs à Édimbourg.Ce plan, appuyé par les travaillistes, qui militent également pour un maintien de l'Écosse dans le Royaume-Uni, devrait...

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