Apparemment, le chef du PSP, Walid Joumblatt, ne fait que des mécontents dernièrement. Après la députée Sethrida Geagea, c'est au tour de son collègue du courant du Futur, Ahmad Fatfat, de critiquer le leader druze, mais à cause des propos qu'il avait tenus au sujet de l'EI.
M. Joumblatt, rappelle-t-on, avait critiqué ceux qui comparaient le Hezbollah à Daech. « Qu'est-ce que c'est que cette hérésie, ce fanatisme et cette stupidité ? Un autre a dit que le Courant patriotique libre était comme Daech », avait-t-il déclaré dimanche, lors de sa tournée dans le caza d'Aley.
« Nous devons peut-être attendre une autre déclaration du député Joumblatt puisqu'il n'a pas commenté les propos du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, selon lesquels un certain daechisme s'étend de Mossoul jusqu'au palais de Baabda. S'il y a un daechien et un nihiliste, c'est bien le ministre des Affaires étrangères. Il est dommage que Joumblatt n'ait pas vu dans ses propos une atteinte au gouvernement libanais dont il fait d'ailleurs partie », a déclaré M. Fatfat.
Il a poursuivi en soulignant que « si l'on dit que le Hezbollah et le CPL pratiquent le daechisme, c'est somme toute logique, et pour cause : depuis sa création, le Hezbollah est un État destructeur ». « Nous nous rappelons bien comment il a supprimé la Résistance nationale au Liban-Sud, puis comment il a procédé à des assassinats et à des liquidations semblables à ceux de l'État islamique », a indiqué M. Fatfat avant d'estimer que « le CPL pratique également le daechisme lorsqu'il s'attache au principe du : c'est moi ou personne d'autre » à la présidence de la République.
Affirmant que l'État islamique « représente un énorme danger terroriste à combattre », le député a indiqué que ce groupe a vu le jour « aux mains des services de renseignements syriens, dans les geôles syriennes puisqu'il est de notoriété publique que la plupart de ces dirigeants avaient été libérés de prisons syriennes et irakiennes ». Dans ce contexte, M. Fatfat a comparé Daech à « l'organisation de Chaker Absi (Fateh el-Islam) qui avait été envoyé des prisons syriennes au nord du Liban pour qu'il contrôle cette région qui résistait au régime syrien ».
Le parlementaire a de nouveau plaidé pour un arrêt de « l'implication du Hezbollah en Syrie », en accusant ce parti d'avoir « importé la pensée daechiste et le terrorisme au Liban ».


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