Le secrétariat général du 14 Mars, réuni hier à Achrafieh. Photo Hassan Assal
Le secrétariat général du 14 Mars a organisé hier un meeting de solidarité avec l'un de ses membres, le journaliste Naufal Daou, qui avait été victime la semaine dernière d'une embuscade tendue par des miliciens à Taybé, dans la Békaa.
La réunion s'est déroulée en présence du député Marwan Hamadé, des ancien députés Farès Souhaid et Moustapha Allouche, et de MM. Élias Abou Assi, Naufal Daou, Eddie Abillammaa, Sassine Sassine, Rached Fayed, Nadi Ghosn, Ali Hamadé, Walid Fakhreddine, Rouba Kabbara, Nagib Bou Merhi, Mohammad Harfouche, Joseph Karam, Hani Safi, Sobhi Mounzer Yaghi, Ardem Nanijian, Élie Mahfoud, Youssef Doueyhi et Simon Dergham.
Prenant la parole, M. Hamadé s'est demandé « pourquoi l'on cherchait toujours à brouiller les pistes et à noyer le poisson dans l'eau s'agissant des auteurs des agressions visant des personnalités du 14 Mars ». « Nous mettons entre les mains du gouvernement, de la Chambre des députés et de l'opinion publique une série de questions liées à cette propension récurrente à maintenir les agresseurs dans une sphère d'anonymat, lorsqu'ils appartiennent à une partie politico-militaire déterminée, qui exerce désormais une tutelle sur l'État libanais et certains de ses services de sécurité », a indiqué M. Hamadé.
« Pourquoi existe-t-il, dans la Békaa, cette confusion délibérée entre les voitures qui appartiennent à certains services sécuritaires et ceux qui relèvent du Hezbollah, surtout qu'il existe une coordination totale et une répartition de tâches entre ces derniers ? Un incident similaire avait eu lieu dans la région il y a quelque temps avec le ministre Nabil de Freige », a-t-il rappelé. Et M. Hamadé de poursuivre : « C'est comme si l'on voulait que Naufal Daou se déplace uniquement entre Beyrouth et le Kesrouan. Chacun de nous a désormais une région au sein de laquelle il est confiné dans ses déplacements. »
« L'on ne saurait accepter qu'un plan de sécurité pour la Békaa ne soit pas appliqué parce que cette région constitue une base à partir de laquelle le Hezbollah mène sa guerre absurde contre la Syrie. L'on n'a pas le droit de se moquer des gens. Ce gouvernement, que nous considérons comme le nôtre, doit relever le Liban de son effondrement », a-t-il ajouté.
De son côté, Farès Souhaid a demandé aux ministres, notamment ceux de la Défense et de l'Intérieur, « pourquoi le plan de sécurité n'a pas été appliqué jusqu'à présent et pourquoi les forces légales libanaises qui se trouvent dans le Nord ne sont pas dans la Békaa ». « Quelles sont les forces politiques qui dressent des obstacles face au désir du gouvernement d'appliquer le plan de sécurité prévu ? Quelles sont les forces politiques qui profitent du chaos qui règne dans la Békaa ? » s'est-il interrogé.
Après avoir narré les détails de l'incident dont il a été victime, Naufal Daou a quant à lui appelé « à mettre fin à l'état de chaos et de laxisme sécuritaire dans le pays ». Il a également remercié la section des renseignements des FSI pour « son intervention à temps qui m'a sauvé des miliciens ».
Le communiqué
Par ailleurs, dans son communiqué hebdomadaire, le secrétariat général du 14 Mars a estimé que « les Libanais vivent dans un état de crainte vis-à-vis de tout ce qui se déroule autour d'eux comme incidents dangereux, et qui ont leurs répercussions directes à l'ombre du blocage récurrent et prémédité par le Hezbollah et ses alliés de l'élection d'un nouveau président de la République ». « Si elle a lieu, l'élection assurera un parapluie national rassembleur, qui contribuera à démanteler les mines de la discorde et de la violence, et endiguera les violations de souveraineté à la frontière libano-syrienne et le trafic d'armes entre les deux pays », a noté le 14 Mars.
« Le retour de Saad Hariri, qui représente la voie de la modération et la détermination à protéger l'indépendance et la souveraineté du Liban, est venu contribuer, à ce moment précis, à donner un nouvel espoir aux Libanais. Il a souligné, dès son arrivée à Beyrouth, après la réunion avec les pôles du 14 Mars, son attachement à l'accord de Taëf, à la parité et aux résolutions internationales, surtout la 1701, dans le but de protéger les frontières est et nord, comme le sud l'est déjà », poursuit le communiqué.
« Le secrétariat général du 14 Mars recommande à tous ceux qui ont à cœur le Liban de lancer une campagne politique, diplomatique et médiatique afin de réclamer au cabinet réuni de discuter et d'adopter la question du contrôle de l'ensemble des frontières avec la Syrie dans les deux sens, à travers le déploiement de l'armée libanaise et son aide par la Finul, comme le permet la 1701 », ajoute-t-il.
Le secrétariat s'est enfin solidarisé « avec le gouvernement et le commandement de l'armée dans leurs efforts continus pour libérer les prisonniers des gangs terroristes dans le jurd de Ersal », appelant « tous les Libanais à faire preuve de solidarité avec l'armée et les forces de l'ordre en cet instant difficile pour l'ensemble du pays ».


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