La montée aux extrêmes dans la région a incité le chef du bloc du Futur, le député et ancien Premier ministre Fouad Siniora, à prendre l'avion pour Le Caire, où il s'est entretenu hier durant 90 minutes avec l'imam de la mosquée al-Azhar, cheikh Ahmad el-Tayyeb, avant d'être reçu par le pape des coptes, Tawadros II.
Accompagné de MM. Mohammad el-Sammak et Radwan el-Sayyed, ainsi que de l'ambassadeur du Liban au Caire, Khaled Ziadé, M. Siniora a axé sa visite sur les relations interislamiques et islamo-chrétiennes.
Trois questions fondamentales ont été au centre de l'entretien du chef du bloc du Futur avec cheikh Tayyeb. Les deux hommes ont d'abord évoqué « la montée en puissance de l'extrémisme en milieu musulman et les moyens de lutter contre ce phénomène en se fondant sur un changement au niveau de la pensée et une reconstruction des institutions scolaires religieuses », selon un communiqué du bureau de presse de M. Siniora. « Al-Azhar a un rôle fondamental à jouer à ce niveau, notamment pour la consolidation de l'islam centriste et l'élaboration des programmes qui doivent accompagner cette initiative », ajoute le communiqué.
La rencontre a également porté sur « les moyens de consolider l'unité interislamique à l'ombre de la tension actuelle entre sunnites et chiites ». Les deux hommes ont discuté « des moyens de lutter contre ce phénomène dangereux et contre la discorde entre les musulmans ». Aussi, a-t-il été convenu de « tenir une série de réunions et de conférences communes entre sunnites et chiites pour raffermir les fondements de l'unité interislamique ».
Sur le plan des relations islamo-chrétiennes et « à l'ombre de ce qui se produit en Irak », les deux hommes se sont entendus sur « la nécessité d'établir une coopération entre les deux religions sur base des expériences libanaise et égyptienne », et de mettre en œuvre « les moyens pour faire face à une poignée d'extrémistes et les empêcher d'influer sur le climat et de porter atteinte aux relations entre l'islam et le christianisme dans ces circonstances ».
La décision a été prise de « créer un comité libano-égyptien pour trouver des solutions à ces trois questions, qui devrait initier ses réunions bientôt et organiser des conférences pour approfondir l'unité et les relations entre sunnites et chiites ».
Le cheikh d'al-Azhar a par ailleurs salué l'élection d'un nouveau mufti de la République au Liban, « une démarche bénie qui soutient l'unité des musulmans au Liban ».
M. Siniora a ensuite été reçu par le pape des coptes, Tawadros II, avec qui il a évoqué « les moyens de consolider les relations islamo-chrétiennes à partir des deux expériences libanaise et égyptienne ». L'entretien s'est focalisé sur « la nécessité, à l'étape actuelle, pour les sages des deux parties de faire face à l'extrémisme », selon le communiqué du bureau de presse de M. Siniora, qui note que « des conférences seront organisées à cette fin ».


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Bravo pour cette initiative ! Il est temps qu'al-Azhar bouge devant l'extrémisme fou des nouveaux barbares qui se disent "islamistes" et dont les monstruosités sont mortelles au monde arabo-musulman et à l'islam.
05 h 23, le 12 août 2014