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Liban

Aucune nouvelle des otages libanais aux mains de Daech et d’al-Nosra

Depuis quelques jours, plus personne n'entend parler des otages détenus par « l'État islamique » (ex-Daech) et al-Nosra dans le jurd de Ersal. Non pas que l'État ait oublié ses fils aux mains des jihadistes, mais le mot d'ordre est désormais à la discrétion afin de ne pas compromettre les pourparlers qui, entre-temps, se poursuivent par le biais de médiateurs.
Contacté par L'Orient-Le Jour, le militant des droits de l'homme, l'avocat Nabil Halabi, a fait part de son optimisme quant à la libération prochaine des otages. L'avocat, qui faisait partie de la délégation des ulémas qui s'était rendu à Ersal, lors des affrontements, pour entreprendre les négociations, estime que les otages auraient pu être libérés dès les premiers jours, n'était l'épisode du convoi de vivres destinés à Ersal et que les habitants de Labwé (village chiite pro-Hezbollah) ont arrêté, une attitude qui a vraisemblablement irrité les groupes armés, souligne M. Halabi.
L'avocat a par ailleurs démenti que ces derniers aient réclamé la libération des détenus islamistes à Roumieh, voire même de Imad Hassan Jomaa, une nouvelle recrue de l'EI dont l'arrestation avait déclenché l'affrontement avec la troupe. Pour M. Halabi, la difficulté réside actuellement dans les moyens de communication, le jurd où se trouvent les éléments armés étant une zone isolée où les contacts téléphoniques sont difficiles à établir. L'avocat reste toutefois optimiste et espère que le contact qui sera aujourd'hui établi avec les éléments armés par médiateur interposé aboutira à des résultats positifs.
Selon l'agence al-Markaziya, le dossier ne s'annonce pas facile, les preneurs d'otages ayant plus d'une carte de pression entre leurs mains. Ils réclament non seulement la libération des prisonniers islamistes, selon l'agence, mais également des facilités logistiques. Il est donc très probable que les éléments armés, qui sont retranchés dans le no man's land du jurd de Ersal, négocieront, entre autres, l'ouverture d'un passage vital avec certaines régions libanaises frontalières. Ces corridors constituent en effet une sorte de bouffée d'oxygène pour ces combattants qui se retrouvent encerclés de toutes parts par le régime syrien et le Hezbollah. Le village de Ersal leur servait de lieu d'approvisionnement majeur et un endroit où ils pouvaient bénéficier de soins médicaux lorsqu'ils en avaient besoin.
Alors que le président de la Chambre vient de faire part de ses craintes de voir le dossier des otages devenir « un nouvel épisode des otages d'Aazaz », rien n'indique pour l'heure que cette affaire intéresse des États tiers, souligne une source citée par al-Markaziya. Celle-ci assure toutefois que l'intervention de pays proches de l'opposition syrienne, tels que le Qatar et la Turquie, pourrait devenir nécessaire si les éléments armés devaient poser des conditions rédhibitoires.
Sur le terrain, la réponse de l'État est venue rapidement cette fois-ci avec la visite du secrétaire général du Haut Comité de secours, le général Mohammad Kheir, qui a inspecté les lieux en vue du dédommagement des habitants et afin de pourvoir à leurs besoins les plus urgents.
Les yeux des forces sécuritaires sont également rivés vers le camp de Aïn el-Héloué où l'on apprenait hier, sur la base d'informations publiées par l'agence al-Markaziya, la réapparition soudaine de Abdel Karim Saadi, alias Abou Mahjan, l'émir de Osbet el-Ansar. Ce dernier est poursuivi par la justice depuis plusieurs années pour l'assassinat du chef de l'association des « ahbache », cheikh Nizar el-Halabi.
Des sources citées par l'agence ont indiqué qu'Abou Mahjan, qui se cache depuis 1995 à l'intérieur du camp, n'a jamais quitté le camp et n'est pas mort non plus, soulignant que sa photo a été publiée sur WattsApp. Des sources palestiniennes ont précisé que Osbet el-Ansar comprend deux branches, l'une modérée, représentée par Abou Tarek Saadi et Abou Charif Akl, et une autre, proche d'el-Qaëda, représentée par Abou Obeida Moustapha, Ibrahim Hourani et Taha Chreidi.
« Le retour d'Abou
Mahjan de manière publique à la tête de Osbet el-Ansar tranche le débat sur le leadership puisqu'il en est le fondateur », affirment les sources précitées.
Par ailleurs, l'armée a poursuivi hier ses perquisitions dans les camps de réfugiés syriens, notamment dans le Qaa et le Hermel. Dans la région de Koura, au Liban-Nord, une unité de l'armée a effectué des opérations de contrôle dans le périmètre du couvent Notre-Dame de Kaftoun à la recherche d'éléments armés dont la présence avait été signalée par les religieuses du couvent.
À Dekouané, la troupe a arrêté un nombre important de Syriens entrés au Liban sans papiers. Leurs portables comprenaient des photos illustrant les batailles qui se déroulent en Syrie. Ils ont été arrêtés pour les besoins de l'enquête.
Par ailleurs, les services de renseignements des FSI ont arrêté à Jwayya Yasmine Jihad Assaad, 22 ans, chez qui les forces de l'ordre ont retrouvé un costume militaire.

Depuis quelques jours, plus personne n'entend parler des otages détenus par « l'État islamique » (ex-Daech) et al-Nosra dans le jurd de Ersal. Non pas que l'État ait oublié ses fils aux mains des jihadistes, mais le mot d'ordre est désormais à la discrétion afin de ne pas compromettre les pourparlers qui, entre-temps, se poursuivent par le biais de médiateurs.Contacté par L'Orient-Le Jour, le militant des droits de l'homme, l'avocat Nabil Halabi, a fait part de son optimisme quant à la libération prochaine des otages. L'avocat, qui faisait partie de la délégation des ulémas qui s'était rendu à Ersal, lors des affrontements, pour entreprendre les négociations, estime que les otages auraient pu être libérés dès les premiers jours, n'était l'épisode du convoi de vivres destinés à Ersal et que les habitants de...
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