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Liban

L’Usek atteinte à son tour par le virus de l’augmentation des tarifs universitaires ; les étudiants protestent

Les étudiants de l’Usek dans la rue, hier.

Le spectacle d'étudiants protestant contre une augmentation de leurs frais universitaires n'est plus chose surprenante à Beyrouth. Après la Lebanese American University et l'Université américaine de Beyrouth qui ont connu d'importants sit-in estudiantins durant l'année académique 2013-2014, c'était au tour des étudiants de l'Université Saint-Esprit de KasliK (Usek) de lever haut les pancartes et les slogans, appelant leur institution à revenir sur sa décision d'augmenter les tarifs scolaires pour l'année qui s'annonce. Hier, une centaine d'étudiants de l'Usek ont ainsi bloqué la route à partir de 10 heures devant le bâtiment de l'université en signe de protestation contre la décision prise le 6 août par l'université et qui consiste à augmenter les tarifs d'environ 20 %, soit quelque 2 000 à 3 000 dollars supplémentaires par année pour chaque étudiant.
Brandissant des pancartes affichant des messages comme « Vous nous avez plongés dans les dettes », ou encore « L'éducation est un droit », les étudiants qui se sont mobilisés sur Facebook ont également appelé à la création d'un comité estudiantin, l'Usek interdisant ce genre de comités ainsi que toute activité politique au sein de l'université. Chose perçue par les étudiants comme une tentative d'empêcher toute voix estudiantine de se faire entendre.
« L'augmentation des prix est immense, confiait à L'Orient-Le Jour Léa Azar, étudiante en sixième année de médecine. Mon crédit coûte à présent 500 dollars, et chaque cours consiste en au moins trois crédits. Un employé payé 1 000 dollars par mois est donc incapable de payer un seul cours de médecine à l'Usek ! » Si le prix d'un crédit en second cycle de médecine reste le crédit le plus cher à l'Usek, les autres spécialisations ne sont pas pour autant abordables, avec 320 dollars le prix d'un crédit en gestion, et 340 dollars le prix du crédit de beaux-arts – cycle 2.
« Les tarifs ont été augmentés en 2011, 2013 et 2014, ajoute Léa. Quant au premier versement d'inscription, il était de 1 000 dollars. Il a atteint 1 200 l'an dernier, et il est maintenant fixé à 1 300 dollars en fonction de la nouvelle formule de paiement. Cela nous fait du mal venant d'une institution qu'on respecte, qu'on aime et qu'on apprécie, et cela n'est pas justifiable. Même si de nouveaux bâtiments sont construits, de nouveaux accords de partenariat établis avec des universités à l'étranger et qu'une assistance financière est offerte aux élèves dans le besoin. À quoi sert tout cela si personne n'est capable d'en profiter ? Sans oublier qu'il n'y a aucun club, parti ou comité qui nous permet d'avoir notre mot à dire dans toute cette affaire et qu'il n'y a nul moyen de négocier avec les pères. C'est ce qui manquait encore aux chrétiens, une augmentation des dépenses ! »
Hier, devant l'Usek, en effet, nombre d'étudiants tenaient à rappeler que l'Usek est une institution chrétienne appartenant à l'ordre maronite libanais. « Il ne veulent pas que les chrétiens vendent leurs terres. On fait comment alors? » scandait une étudiante.
De son côté, l'administration de l'université a tenu à affirmer que la décision d'augmentation des frais universitaires n'avait pour but que de servir l'intérêt des étudiants, assurant que la décision a été longuement étudiée avant d'être prise et qu'elle ne peut donc être changée. « Il importe à l'Usek d'assurer que l'augmentation des tarifs vise à paver la voie au développement de l'université aux niveaux académique, technologique, international et au niveau de la recherche. Et l'université ne laissera tomber aucun de ses étudiants en difficulté financière. Les aides colossales et silencieuses offertes chaque année à de nombreux étudiants feront toujours partie du message de l'Usek qui est fière de la majorité de ses étudiants qui croient en son développement et qui sont conscients que leur réputation est étroitement liée à celle de l'institution », souligne l'Usek dans son communiqué.

Le spectacle d'étudiants protestant contre une augmentation de leurs frais universitaires n'est plus chose surprenante à Beyrouth. Après la Lebanese American University et l'Université américaine de Beyrouth qui ont connu d'importants sit-in estudiantins durant l'année académique 2013-2014, c'était au tour des étudiants de l'Université Saint-Esprit de KasliK (Usek) de lever haut les pancartes et les slogans, appelant leur institution à revenir sur sa décision d'augmenter les tarifs scolaires pour l'année qui s'annonce. Hier, une centaine d'étudiants de l'Usek ont ainsi bloqué la route à partir de 10 heures devant le bâtiment de l'université en signe de protestation contre la décision prise le 6 août par l'université et qui consiste à augmenter les tarifs d'environ 20 %, soit quelque 2 000 à 3 000 dollars...
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