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Liban

Le gouvernement décide le recrutement de 5 000 nouveaux soldats

Le Conseil des ministres s’est réuni hier en présence de tous les chefs des services de sécurité.

La réunion du Conseil des ministres d'hier était ordinaire, même si les circonstances ne le sont pas. Un seul ministre était absent, Alain Hakim, mais tous les autres étaient là, entourant le Premier ministre Tammam Salam, soucieux de prendre des décisions importantes pour suivre le cours des événements. C'est d'ailleurs en raison de ces événements que le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwaji, ainsi que le chef des services de renseignements, le général Edmond Fadel, le directeur des FSI, le général Ibrahim Basbous, et le chef de la branche des renseignements au sein des FSI, le général Imad Osman, ont aussi assisté à une partie de la réunion.
Bien entendu, la situation à Ersal a constitué le principal sujet de discussion pendant la première partie de la réunion, et le général Kahwaji a dressé un exposé détaillé des opérations militaires. À sa sortie de la réunion, le général Kahwaji s'est d'ailleurs adressé aux journalistes pour dire deux choses : la première est que la situation à Ersal du point de vue militaire est « excellente », et la seconde que les militaires pris en otages n'ont pas été détenus à Ersal.
Le Conseil des ministres est ensuite passé à l'examen de son ordre du jour. À l'issue de la réunion, qui a duré près de 5 heures, le ministre de l'Information Ramzi Jreige a donné lecture du communiqué final. Le Conseil des ministres a commencé par observer une minute de silence à la mémoire de l'ancien vice-Premier ministre Michel Sassine, avant de saluer le sursaut d'appui à l'armée, les Libanais sur ce plan mettant de côté leurs différends et leurs divisions. De même, M. Salam a rendu hommage aux militaires, aux soldats blessés et aux martyrs qui se sont battus et se battent encore contre les combattants de l'ombre qui veulent imposer leur loi au Liban et paralyser l'État.
Le Premier ministre a ensuite exposé les détails des démarches entreprises et des contacts établis pour mettre un terme à la situation de chaos sanglant qui règne à Ersal. Par la même occasion, il a rendu hommage à l'initiative du roi Abdallah d'Arabie d'accorder un don d'un milliard de dollars à l'armée libanaise, soulignant qu'une telle initiative illustre à quel point le roi Abdallah est constamment soucieux du Liban et se tient toujours à ses côtés et aux côtés de l'État libanais. M. Salam a également rendu hommage au rôle et à la position de Saad Hariri, « qui fait preuve d'un grand sens national », a-t-il relevé.

L'enrôlement dans les FSI
Après l'exposé sur la situation militaire, le Conseil des ministres a entamé l'examen de son ordre du jour. Il a commencé par modifier une précédente décision sur l'enrôlement dans les forces armées. Il a ainsi porté à 4 000 le nombre des nouveaux engagés dans les FSI. De même, il y aura 500 nouvelles recrues à la Sûreté de l'État, et 500 inspecteurs et 500 nouveaux éléments à la Sûreté générale.
Dans le même temps, le Conseil des ministres a autorisé l'armée à recruter 5 000 nouveaux soldats. Il a accepté en outre l'enrôlement de 369 aspirants officiers dans tous les corps et 200 nouveaux sous-officiers. Enfin, le Conseil des ministres a confié au ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur le soin de régler la question de la correction des examens officiels, dans le but de sauver l'année scolaire et de permettre aux élèves de s'inscrire dans les universités.
Le gouvernement a aussi demandé au ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur de régler la question des écoles qui ne disposent pas d'une autorisation, tout en veillant à l'intérêt des élèves qui y sont inscrits.
Le cabinet a examiné d'autre part le statut de certaines entreprises médiatiques, et, avant la levée de la séance, le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk a informé le cabinet qu'il a préparé un décret pour la convocation du corps électoral le 16 novembre pour les élections législatives. Ces élections devraient avoir lieu le 17 novembre pour les Libanais du Koweït, et le 19 novembre pour ceux d'Australie (notamment Sydney et Melbourne).
À l'issue de la séance, certains ministres se sont adressés aux correspondants de presse. Le ministre de la Justice Achraf Rifi a ainsi affirmé que tant que les Libanais sont unis et solidaires, il n'y a rien à craindre, ni à Tripoli ni ailleurs. Le ministre Mohammad Fneich a estimé de son côté que ce qui se passe à Ersal ressemble à ce qui s'est passé à Tripoli. « Il s'agit d'un même projet avec d'autres instruments », a-t-il affirmé, mais il a ajouté que ces projets ne peuvent pas détruire Liban « grâce à l'unité de ses fils et à la position de l'armée ».
Le ministre Bassil a été plus clair, assurant que le pays ne supporte pas de négociations avec des terroristes. Selon lui, l'armée tranchera la bataille, et il a précisé que Ersal est une ville libanaise, et c'est donc à l'armée et aux forces de sécurité d'y imposer leur autorité.
Enfin, le ministre Boutros Harb a estimé que la sécurité est une affaire sérieuse au sujet de laquelle il ne faut pas conclure de compromis.

La réunion du Conseil des ministres d'hier était ordinaire, même si les circonstances ne le sont pas. Un seul ministre était absent, Alain Hakim, mais tous les autres étaient là, entourant le Premier ministre Tammam Salam, soucieux de prendre des décisions importantes pour suivre le cours des événements. C'est d'ailleurs en raison de ces événements que le commandant en chef de...
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