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Culture

Métissages et jazz avec Ibrahim Maalouf et Mulatu Astatke

Ibrahim Maalouf et Mulatu Astatke, deux musiciens qui inscrivent leurs musiques hors des frontières et des genres, souffleront leurs notes métissées sur le port de Jbeil, demain mercredi 6 août, dans le cadre du Festival international de Byblos.

Ibrahim Maalouf.

Le percussionniste (vibraphone et congas) et compositeur Mulatu Astatke (ou Astatqé) est connu pour être le principal initiateur de l'afro-jazz éthiopien. Le musicien et compositeur libano-français Ibrahim Maalouf a fait de sa trompette à quart de ton un instrument de dialogue musical aux confins du jazz, du blues, de l'oriental et de l'afro-cubain. Autant dire que la réunion, sous les auspices de Byblos, entre ces deux alchimistes risque de faire des étincelles.
En attendant, il faut savoir que Mulatu Astatke est né en 1943 à Jimma, en Éthiopie. Installé en Angleterre avec sa famille, il apprend à jouer des percussions (du vibraphone et des congas) et suit de brèves études scientifiques à Birmingham.
À la fin des années 1950, il part aux États-Unis suivre des études dans le prestigieux Collège de musique de Berklee, près de Boston, et s'intéresse de près au jazz d'inspiration latine, qu'il fusionnera avec la musique traditionnelle d'Afrique de l'Est dans son œuvre.
Il a fréquenté les grands noms du jazz, comme Coltrane, joué avec Duke Ellington dans les années 70 en Éthiopie. Artiste désormais culte, il est redécouvert grâce à la réédition de la collection Ethiopiques (que Mulatu avait produite), puis par l'utilisation de celle-ci par Jim Jarmush pour la BO de son film Broken Flower...
Est-il encore besoin de présenter Ibrahim Maalouf ? Les festivaliers libanais l'ont connu en 2011, lors d'une prestation acclamée au Festival de Beiteddine. Sacré deux fois consécutives aux Victoires de la musique meilleur artiste jazz en 2013 et meilleur album de musiques du monde en 2014, il a fait le buzz récemment en composant et réalisant le dernier album du slameur « Grand Corps Malade (2013), mais aussi à travers ses compositions pour le grand écran : la BO du long-métrage de Kim Chapiron, La Crême de la Crème (2014), et sa participation à la BO du film biopic sur la vie d'Yves Saint-Laurent, réalisé par Jalil Lespert.
Après un parcours classique prestigieux conclu par plusieurs prix de concours internationaux (France, Hongrie, Finlande, USA), le diplôme du CNSM de Paris et des collaborations avec de nombreux orchestres symphoniques de chambre ou ensembles à travers le monde, c'est en étant invité par le monde de la chanson qu'Ibrahim Maalouf s'est fait connaître du grand public. Sting, Amadou et Mariam, Lhasa, Matthieu Chédid, Vincent Delerm et de nombreux autres chanteurs ont fait appel à sa sonorité et son jeu unique pour colorer leurs musiques. Ibrahim sera vite repéré par le monde du jazz et ses trois premiers albums feront l'unanimité de la presse française et étrangère. Ses albums Diagnostic et Wind ont atteint les meilleures ventes jazz en France et ont fait de lui l'instrumentiste français le mieux vendu en France depuis 2011. Son tout nouveau Illusions semble également sur la bonne voie. Pour s'en assurer, un concert, demain soir, à Byblos.

Le percussionniste (vibraphone et congas) et compositeur Mulatu Astatke (ou Astatqé) est connu pour être le principal initiateur de l'afro-jazz éthiopien. Le musicien et compositeur libano-français Ibrahim Maalouf a fait de sa trompette à quart de ton un instrument de dialogue musical aux confins du jazz, du blues, de l'oriental et de l'afro-cubain. Autant dire que la réunion, sous les auspices de Byblos, entre ces deux alchimistes risque de faire des étincelles.En attendant, il faut savoir que Mulatu Astatke est né en 1943 à Jimma, en Éthiopie. Installé en Angleterre avec sa famille, il apprend à jouer des percussions (du vibraphone et des congas) et suit de brèves études scientifiques à Birmingham.À la fin des années 1950, il part aux États-Unis suivre des études dans le prestigieux Collège de musique de Berklee,...
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