Le ministre des AE entouré d’une délégation des familles des victimes du crash de l’avion d’Air Algérie. Photo Dalati et Nohra
Le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil a rencontré hier les familles des victimes du vol d'Air Algérie qui s'était crashé la semaine dernière au Mali, leur promettant que tout sera fait dans leur intérêt et dans le respect des disparus.
« Nous les avons informées dans la plus grande transparence de tout ce que nous savons à ce jour : il est impensable que l'État libanais leur cache quoi que ce soit, les raisons du crash, l'état des victimes avant l'impact et même celui des cadavres. Toutes les capacités diplomatiques du Liban sont au service de ces familles, nous devons profiter de nos relations avec les pays concernés et assurer le suivi » heure par heure de ce qui se passe sur le terrain et au niveau de l'enquête, a assuré le chef de la diplomatie. « À ce jour, nous n'avons eu affaire à aucun obstacle, de quelque nature que ce soit, juridique, technique, légal ou procédural », a-t-il insisté.
« Il est du devoir de l'État, envers les victimes, de décréter un deuil national et de permettre aux familles d'organiser, fût-ce a minima, des funérailles dignes à leurs proches », a poursuivi Gebran Bassil, avant d'entrer dans une polémique légitime, certes, dans l'absolu, mais pour le moins stérile à ce stade. Faisant comprendre que la faute originelle, dans cette affaire, revient à l'État, qui n'a pas su assurer à ces gens un travail et un salaire dignes de ce nom au Liban, les poussant ainsi à émigrer, il a également mis en cause l'absence de moyens de transport adéquats entre le Liban et le continent africain, ainsi que les médias « à la recherche de scoops, qui se sont précipités pour interpréter et informer alors qu'ils ne faisaient que léser les familles des victimes ».
Interrogé ensuite par les journalistes sur un éventuel deuil national, il a assuré que « c'est la moindre des choses que cela se fasse » dès que l'on est en mesure d'accueillir les dépouilles. « J'espère que cette catastrophe nous a appris qu'il faut installer des vols directs entre Beyrouth, l'Afrique et l'Amérique latine, partout où la diaspora libanaise est importante », a encore dit le ministre Bassil, qui a en outre pris contact avec son homologue de la Santé, Waël Abou Faour, pour davantage de coopération entre les deux ministères sur ce dossier.
Quant au porte-parole des familles, Abbas Douhaini, il a exigé au nom de tous la création d'une cellule de crise.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Populisme indigène.... bon marché.
19 h 49, le 02 août 2014