Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Proche-Orient

De nouvelles tueries font plus d’une centaine de morts à Gaza

Nouveau massacre à Chajaya ; une délégation israélienne au Caire.

Malgré un lourd bilan humain et la destruction des infrastructures, les tirs de roquettes à partir de Gaza ne cessent pas... Mahmoud Hams/AFP

Plus d'une centaine de Palestiniens ont été tués hier dans la bande de Gaza ravagée par les frappes israéliennes, dans une journée de cauchemar marquée par des tueries.


Les États-Unis et l'Onu ont condamné le pilonnage avant l'aube de l'école de l'Agence de l'Onu pour l'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa) à Jabaliya, où 3 000 Gazaouis chassés par les combats espéraient être à l'abri des bombes. Au moins 16 Palestiniens y ont péri. « C'est injustifiable, les responsabilités doivent être déterminées et justice doit être rendue », s'est indigné le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, en parlant du bombardement de l'école, alors que l'Unrwa a ouvertement accusé Israël. « Il n'y avait que des enfants, que des jeunes ici. Pourquoi font-ils ça ? Où peut aller la population ? » s'est insurgé Hicham al-Masri, l'un des réfugiés. « Des enfants ont été tués alors qu'ils dormaient à côté de leurs parents sur le sol d'une salle de classe », a protesté le patron de l'Unrwa, Pierre Krähenbühl, en relevant que l'armée avait reçu toutes les informations sur l'école, et avait été prévenue à 17 reprises de la présence des réfugiés. La France a aussi condamné le bombardement de l'école et Amnesty International a évoqué un « crime de guerre potentiel » en réclamant une enquête.

 

(Eclairage : USA - Israël, une relation de confiance à toute épreuve)


De même, les États-Unis ont fermement condamné Israël pour ce bombardement, alors que les relations entre les alliés israélien et américain se sont encore tendues, la position du secrétaire d'État John Kerry étant jugée trop favorable au Hamas aux yeux d'Israël. Les critiques israéliennes contre M. Kerry, dont la tournée dans la région pour arracher une trêve s'est soldée par un échec, sont « blessantes et absurdes », a d'ailleurs déploré une de ses porte-parole.

 

 

Un marché visé
Mais le drame de l'école de Jabaliya n'a pas été le seul de la journée pour les civils qui ne sont nulle part à l'abri dans un territoire minuscule, enclavé, et soumis à un double blocus israélien et égyptien. Au soir d'une des journées les plus sanglantes du conflit, sur un marché de Chajaya, à quelques kilomètres de Jabaliya, au moins dix-sept Palestiniens ont été fauchés, après quatre heures de trêve fragile. De nouvelles scènes insoutenables. Des passants évacuant en catastrophe, sur des couvertures tendues ou des brancards, des corps inanimés, vers les ambulances ou des véhicules particuliers. Des victimes ensanglantées, parfois mutilées. Des flaques de sang. Et sept membres d'une même famille ont été tués par des tirs de tanks dans le secteur de Khan Younès. Bilan de la journée, au moins 108 morts selon le porte-parole des services d'urgence palestiniens Achraf al-Qodra. Parmi les 1 359 morts au total, les trois quarts sont des civils, a estimé l'Onu, et plus de 245 des enfants, a précisé l'Unicef.

 

(Eclairage : Plus que jamais derrière leurs soldats, les Israéliens ne veulent pas d'une guerre « pour rien »)


Malgré la dévastation et le lourd bilan humain, les tirs de roquettes à partir de Gaza n'ont pas cessé et 120 tirs ont été recensés par l'armée. En outre, trois soldats israéliens ont péri à Gaza dans un tunnel piégé, portant à 56 le nombre de militaires tués, le bilan le plus lourd pour l'armée depuis la guerre du Liban en 2006.
En outre, l'unique centrale électrique de la bande de Gaza a cessé de fonctionner après un bombardement de l'armée israélienne, a annoncé Fathi al-Sheikh Khalil, le directeur adjoint de l'autorité de l'énergie de l'enclave, qui estime qu'il faudra « une année » pour la remettre sur pied. Cette usine assure à elle seule environ 30 % de la consommation d'électricité de l'enclave palestinienne.


Si le chaos est total à Gaza, la solution diplomatique est suspendue aux desiderata des deux camps. Une délégation israélienne est arrivée hier au Caire, intermédiaire habituel dans les négociations entre Palestiniens et Israéliens. L'envoi d'une délégation conjointe des principaux mouvements palestiniens, pour le moment retardé, a également été annoncé par l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Lire aussi

La guerre jusqu'à l'épuisement, le point de Christian Merville

Le traumatisme des Juifs de France, la tribune de Dominique Moisi

Le conflit israélo-palestinien touche la planète people

Plus d'une centaine de Palestiniens ont été tués hier dans la bande de Gaza ravagée par les frappes israéliennes, dans une journée de cauchemar marquée par des tueries.
Les États-Unis et l'Onu ont condamné le pilonnage avant l'aube de l'école de l'Agence de l'Onu pour l'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa) à Jabaliya, où 3 000 Gazaouis chassés par les combats espéraient être...
commentaires (3)

Et les tueries bääSSyriennes en Syrie ont déjà fait près de Deux-Cents Mille Morts !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

13 h 43, le 31 juillet 2014

Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • Et les tueries bääSSyriennes en Syrie ont déjà fait près de Deux-Cents Mille Morts !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    13 h 43, le 31 juillet 2014

  • DÉBANDADE BIBIQUIENNE DES UNS PLUS AIGUE ! VICTOIRE FLAMBEAU-RÉJOUISSANTE DÉMONIAQUEMENT BELZÉBUTHIENNE DES AUTRES PLUS GRANDE !

    JE NE COMMENTE PAS. JE PARLE AU PEUPLE.

    10 h 37, le 31 juillet 2014

  • Et je vais cracher ceci : l'Amérique d'Obama et aussi cette Europe impuissante et nulle, pour ce qu'elles n'ont pas fait en Syrie, pour ce qu'elles permettent que soit fait en Irak, notamment contre les chrétiens, pour tant de génocides, d'usurpation de territoires, de crimes, d'injustices qu'elles permettent à leur enfant gâté et criminel, Israel, de perpétrer depuis tant d'années contre les Palestiniens, contre les Libanais, contre le Arabes; elles méritent des dizaines de DAECH, des dizaines d'al-Qaeda qui leur explosent à la figure au coeur de leurs villes comme le 11 septembre à New York. Innombrables seront les révoltés par le monde qui leur diront en jubilant : bien fait, vous le méritez !

    Halim Abou Chacra

    06 h 51, le 31 juillet 2014

Retour en haut