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Économie - Croissance

Lagarde préoccupée par une inflation « obstinément basse » en Europe

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, lors de son discours prononcé hier devant la Fondation Robert Schuman à Paris. Philippe Wojazer/Reuters

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a averti hier que la croissance en Europe pourrait être « gravement » affectée si l'inflation y demeurait « obstinément basse », et que l'orientation actuelle des marchés était « peut-être trop positive ».
« Une inflation obstinément basse peut gravement nuire à la croissance » et « alourdir le poids de la dette », a-t-elle déclaré dans un discours prononcé devant la Fondation Robert Schuman à Paris et cité par l'AFP, appelant la Banque centrale européenne (BCE) à maintenir une politique monétaire « accommodante ».
« La politique monétaire doit rester accommodante, pas de manière indéfinie, mais jusqu'à ce que la demande privée se soit complètement rétablie et que la BCE ait atteint son objectif de stabilité des prix », a-t-elle déclaré, dans une allusion à l'objectif d'un peu moins de 2 % d'inflation de la BCE.
Interrogé par le journal Le Monde d'hier sur la faiblesse de l'inflation en Europe, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a, lui, jugé qu'il n'y avait « pour le moment aucun signe de déflation ». « Je pense que ni les banques centrales ni les économistes ne sont capables d'expliquer pourquoi, au niveau mondial, avec la masse de liquidités que l'on a et avec l'endettement très élevé des pays industriels, comparable en fait à celui de l'après-guerre, l'inflation reste si basse », a déclaré au journal M. Schäuble, qui s'est lui aussi exprimé hier devant la Fondation Robert Schuman à Paris. « Les recettes classiques de la croissance engendrée par des déficits publics ou par de la création monétaire ne fonctionnent plus », a ajouté le ministre allemand.
De son côté, Christine Lagarde a toutefois présenté comme « une bonne nouvelle » que « l'économie européenne soit en train de commencer à se remettre de la crise », a rapporté l'AFP. « On le voit sur un certain nombre d'indicateurs. On le voit aussi à l'orientation très positive des marchés, peut-être trop positive par rapport aux fondamentaux », a-t-elle ajouté.
Dans un apparent appel du pied à l'Allemagne, elle a par ailleurs estimé que « les pays disposant de marges budgétaires suffisantes doivent pouvoir engager une politique d'investissements publics ».

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a averti hier que la croissance en Europe pourrait être « gravement » affectée si l'inflation y demeurait « obstinément basse », et que l'orientation actuelle des marchés était « peut-être trop positive ».« Une inflation obstinément basse peut gravement nuire à la croissance » et « alourdir le poids de la dette », a-t-elle déclaré dans un discours prononcé devant la Fondation Robert Schuman à Paris et cité par l'AFP, appelant la Banque centrale européenne (BCE) à maintenir une politique monétaire « accommodante ».« La politique monétaire doit rester accommodante, pas de manière indéfinie, mais jusqu'à ce que la demande privée se soit complètement rétablie et que la BCE ait atteint son objectif de...
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