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Nos lecteurs ont la parole - Lamia Sfeir Darouni

Ce pays qui vit et vibre malgré tout

Bravo Diane pour ta magnifique lettre (courrier des lecteurs de L'OLJ du 10 juillet) très vraie de ce Liban que nous chérissons tous, qui nous attire et nous exaspère en même temps. Tu as parfaitement raison Diane, le secret de ce pays réside dans tous ces petits moments que l'on ne retrouve qu'au Liban et qui nous donnent chaud au cœur. Mais il faut avoir vécu à l'extérieur pour apprécier ces petits signes de bonheur sur nos chemins, ces sourires distribués gratuitement dans les rues, ces « ahlan wa sahlan, ahlan fik be Lebnen », qui vous mettent du baume au cœur, cette générosité et cette gentillesse d'un peuple fatigué, usé, mais qui continue de sourire malgré tout, cette énergie que l'on ressent dès que l'on foule le sol de ce pays, mais surtout cette sensation de ne plus être un « numéro » respecté certes dans les pays civilisés, mais un « numéro » quand même parmi la foule.
Oui, c'est ça le secret du Liban, ce pays qui fascine et subjugue, qui attire et exaspère en même temps. Car au Liban, il y a, hélas, la corruption et l'anarchie, les bruits et la saleté, la cohue et l'indiscipline qui énervent et rebutent certes, mais il y a aussi l'extraordinaire volonté d'un peuple qui veut vivre, il y a le courage de ceux qui sont restés malgré tout et qui savent que leur vie est en danger, que la guerre peut surgir à n'importe quel moment, qu'elle peut leur voler tous ces instants précieux. Alors ils l'inventent leur vie, font un pied de nez à ceux qui veulent la détruire et font de leur ville une éternelle fête pour défier la mort. Et ils vivent, ils dansent, ils boivent, créent des événements, inventent des moments de bonheur, font contre mauvaise fortune bon cœur et se réjouissent pour les équipes de foot des autres pays du monde. Et chaque année, envers et contre tout, envers et contre tous, ils poursuivent les festivals, faisant fi de leur peur et de l'incertitude du lendemain. Et ils subjuguent ceux qui les croisent et forcent l'admiration du monde entier. C'est cela le secret du Liban, ce pays message de Jean-Paul II, ce pays qui lutte et refuse de baisser les bras, qui vit et vibre malgré tout.
Certains hocheront la tête en lisant cela et d'autres penseront que nous vivons dans une petite bulle, loin de la triste réalité. Ils ont peut-être raison. Ils baisseront les bras et iront bâtir ailleurs. Nous, on continuera à vivre et vibrer en luttant pour sauver ce petit pays, et on reviendra tous les étés pour revivre ces petits bonheurs que l'on ne retrouve qu'au Liban et qui nous font tellement apprécier la vie.

Lamia SFEIR DAROUNI

Bravo Diane pour ta magnifique lettre (courrier des lecteurs de L'OLJ du 10 juillet) très vraie de ce Liban que nous chérissons tous, qui nous attire et nous exaspère en même temps. Tu as parfaitement raison Diane, le secret de ce pays réside dans tous ces petits moments que l'on ne retrouve qu'au Liban et qui nous donnent chaud au cœur. Mais il faut avoir vécu à l'extérieur pour apprécier ces petits signes de bonheur sur nos chemins, ces sourires distribués gratuitement dans les rues, ces « ahlan wa sahlan, ahlan fik be Lebnen », qui vous mettent du baume au cœur, cette générosité et cette gentillesse d'un peuple fatigué, usé, mais qui continue de sourire malgré tout, cette énergie que l'on ressent dès que l'on foule le sol de ce pays, mais surtout cette sensation de ne plus être un « numéro » respecté...
commentaires (2)

IL Y A ENCORE DES MIRACLES ! LE PAYS VIT PAR SON PEUPLE... ET NON PAR SES ABRUTIS !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

08 h 59, le 17 juillet 2014

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Commentaires (2)

  • IL Y A ENCORE DES MIRACLES ! LE PAYS VIT PAR SON PEUPLE... ET NON PAR SES ABRUTIS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 59, le 17 juillet 2014

  • "Certains hocheront la tête et d'autres penseront que nous vivons dans une petite bulle, loin de la réalité. Ils baisseront les bras et iront bâtir ailleurs. Nous? on continuera à vivre et vibrer (où çà ; ici ou là-bas ?) en luttant pour sauver ce pays, et on reviendra (donc c'est bien là-bas !) tous les étés pour revivre ces petits bonheurs que l'on ne retrouve qu'au Liban." Ainsi donc, ces "Nous!", à la différence des "autres" qui hochent la tête, ne baisseront pas les bras étant donné, n'est-ce pas, qu'ils vivent, vibrent et luttent pour sauver ce petit pays tout en bâtissant évidemment ailleurs (c'est clairement écrit),la différence étant, bien sûûûr, qu'eux, au moins, reviennent chaque été pour revivre leurs petits bonheurs. C'est bien !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 24, le 17 juillet 2014

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