Une photo souvenir de groupe du Congrès médical franco-libanais de l’AFML.
L'Association médicale franco-libanaise (4 000 praticiens franco-libanais exerçant en France) a tenu samedi dernier au Hilton Habtoor son 5e congrès annuel en présence d'environ 300 médecins français et libanais de diverses spécialités, et avec la participation de plus de mille professionnels de la santé.
La cérémonie d'ouverture a été marquée par des mots du président de l'AMFL, le Dr Jean-Marc Ayoubi, du Dr Camille Tawil, vice-président de l'association, du Dr Georges Nasr, secrétaire général, du professeur Antoine Boustani, président de l'ordre des médecins du Liban, et d'un représentant du Premier ministre Tammam Salam qui avait accordé son patronage à l'événement.
À la tribune de la première séance plénière, le Dr Bernard Kouchner, ancien ministre français des Affaires étrangères, fondateur de « Médecins sans frontières », de « Médecins du monde » et d'autres organisations humanitaires. Il a justement traité du problème des réfugiés se trouvant actuellement au Liban et dont le nombre, a-t-il dit, pourrait encore augmenter du fait de la situation qui s'aggrave en Syrie et dans la région.
S'adressant aux médecins libanais, M. Kouchner les a invités à devenir les acteurs principaux de l'action humanitaire au Liban non seulement pour maintenir le niveau des soins prodigués, mais aussi pour éviter la médecine clandestine et toutes sortes de dérives qui pourraient être dangereuses aussi bien pour les réfugiés que pour le pays d'accueil. L'ancien ministre, qui a consacré, comme on le sait, de longues années à l'action humanitaire aux quatre coins du globe, a dédié une partie de son intervention à l'histoire de la médecine humanitaire, de l'époque napoléonienne à nos jours, en passant par la création de la Croix-Rouge et l'entrée en scène des organismes internationaux et des ONG.
Neuf séances devaient suivre dans quatre salles différentes de l'hôtel où d'intéressantes conférences et discussions scientifiques et d'ordre pratique ont porté sur divers domaines médicaux. De la chirurgie générale à la
kinésithérapie-ostéopathie, en passant par la neurologie, la pharmacie-biologie et la psychiatrie. Des centaines de médecins libanais, d'étudiants, de chercheurs et de professionnels de divers secteurs de la médecine et de la santé ont participé à ce congrès qui, selon les organisateurs, veut marquer à la veille ou presque du 14 Juillet l'amitié séculaire et la coopération franco-libanaise.
L'AMFL et les ordres professionnels libanais du même secteur organisent par ailleurs tout le long de l'année des sessions de formation continue et des rencontres sectorielles. Également au calendrier de l'AMFL, un autre congrès annuel franco-libanais prévu juste avant la fête de l'Indépendance libanaise en novembre prochain.


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