Le secrétariat général du 14 Mars, réuni hier à Achrafieh. Photo Ani
Le secrétariat général du 14 Mars a proclamé hier son attachement à la culture de la vie et du vivre-ensemble face aux différents projets fondamentalistes qui ravagent actuellement la région.
Réuni hier à Achrafieh sous la présidence de son coordinateur général, l'ancien député Farès Souhaid, le 14 Mars a estimé que « trois projets, différents dans la forme et similaires dans le fond, s'affrontent au Moyen-Orient ».
« Ces projets visent à construire des sociétés homogénéisées sur le plan sectaire. Il s'agit du projet juif extrémiste, du califat islamique et du wilayat el-faqih. Ces projets, réunis, souhaitent nous ramener à des temps obscurs », a noté le 14 Mars dans son communiqué.
« Nous rejetons clairement ces courants différents mais qui se ressemblent, et proclamons notre alignement total sur la culture de la vie, fondée sur l'acceptation de l'autre tel qu'il est, et sur la liberté de l'individu et la dignité de l'homme », a poursuivi le 14 Mars.
« En tant que citoyens libanais libres de tout alignement sectaire ou confessionnel, nous sommes totalement alignés sur le vivre-ensemble, sous le parapluie d'un État civil ; sur l'accord de Taëf et l'ensemble de ses clauses réformatrices et souverainistes, sur l'application des résolutions internationales ainsi que sur la ligne du 14 Mars, libérée des quotes-parts et des tiraillements », ajoute le communiqué.
« Ce courant de pensée s'est battu pour la liberté du peuple libanais et se solidarise aujourd'hui avec tout homme qui se bat pour sa liberté et sa dignité face à la dictature, au sous-développement et à la polarisation sectaire », conclut-il.
La réunion s'est déroulée en présence de MM. Naufal Daou, Nadi Ghosn, Rouba Kabbara, Rached Fayed, Élias Abou Assi, Ardem Nanejian, Joseph Karam, Simon Dergham, Walid Fakhreddine et Sassine Sassine.
Souhaid
De son côté, Farès Souhaid a indiqué hier au quotidien koweïtien as-Siassa que « l'échéance présidentielle au Liban est désormais entre les mains de l'Iran ».
« L'Iran tente de vendre l'échéance à l'administration US comme une sorte de lot de consolation. Mais l'administration Obama refuse de conclure un tel marché. Elle a plus important dans la région : l'Irak, la Syrie, l'Afghanistan, le Yémen, la Libye et tous les pays en difficulté sur le plan sécuritaire. Elle n'est donc pas prête à troquer son influence dans ces États pour un problème bénin à ses yeux qui s'appelle l'échéance présidentielle libanaise, fût-il chrétien ou maronite. C'est le dernier de ses soucis », a ajouté M. Souhaid.


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