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Économie

Réunion de la Banque d’Angleterre : la tension monte

Le 12 juin, Mark Carney, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, soufflait le froid en avertissant que la hausse des taux pourrait survenir plus vite que ce que le marché pensait. Le 24 juin, il soufflait le chaud en notant qu'il n'y avait pas de forte croissance des salaires, de sorte que si les pressions inflationnistes restent faibles, une hausse des taux ne serait pas imminente.
Cette communication confuse traduit la surprise de la BoE devant une reprise bien plus vigoureuse que prévu. Le PIB réel progresse sur une pente de 3 % par an et les indices de confiance ne présagent pas de freinage à court terme. De plus, le secteur immobilier qui avait stagné de 2010 à 2012 rebondit à une vitesse inquiétante. D'un côté, la BoE voulait relancer l'économie avec des taux bas mais, de l'autre, elle est embarrassée par cette surchauffe. Jusqu'à présent, le gouverneur n'a pas encore eu à gérer de dissensions au sein de son comité de politique monétaire, mais cela pourrait se produire dans les prochaines réunions.
Si l'économie britannique continue de surperformer, la perspective d'une hausse du taux directeur avant la fin de l'année deviendrait sans doute le scénario central. Début juin, le marché n'accordait qu'à peine 15 % de probabilité à cette éventualité.

 

Le 12 juin, Mark Carney, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, soufflait le froid en avertissant que la hausse des taux pourrait survenir plus vite que ce que le marché pensait. Le 24 juin, il soufflait le chaud en notant qu'il n'y avait pas de forte croissance des salaires, de sorte que si les pressions inflationnistes restent faibles, une hausse des taux ne serait pas imminente.Cette communication confuse traduit la surprise de la BoE devant une reprise bien plus vigoureuse que prévu. Le PIB réel progresse sur une pente de 3 % par an et les indices de confiance ne présagent pas de freinage à court terme. De plus, le secteur immobilier qui avait stagné de 2010 à 2012 rebondit à une vitesse inquiétante. D'un côté, la BoE voulait relancer l'économie avec des taux bas mais, de l'autre, elle est embarrassée par cette...
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