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Économie - Liban - Grille Des Salaires

Le CCS accentue la pression sur les députés

Grève générale, sit-in de 24 heures devant le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, poursuite du boycott des examens officiels... Le CCS ne compte pas relâcher la pression sur les responsables politiques.

Hanna Gharib, président du CCS, au cours de la conférence de presse qu’il a donnée hier. Photo Ibrahim Tawil

Le Comité de coordination syndicale (CCS) a annoncé hier une série de nouvelles mesures visant à maintenir la pression sur les députés, toujours dans l'objectif de l'approbation de la grille des salaires. Ainsi, il réaffirme son maintien du boycott des examens officiels et appelle à une grève générale aujourd'hui mercredi, accompagnée d'un sit-in de 24 heures devant les locaux du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur. Le CCS a par ailleurs fait savoir que des commissions mixtes entre parents d'élèves et représentants d'élèves allaient être mises en place, « dans l'objectif d'unir nos efforts et d'accentuer la pression ».

Le président du CCS, Hanna Gharib, a entamé son discours par une réaffirmation de « l'indépendance et la neutralité politique » de son mouvement. « Nous ne voulons pas être identifiés à tel ou tel parti politique et le boycott des séances parlementaires par certains députés ne nous concerne pas », a assuré M. Gharib.
Selon lui, les responsables politiques utilisent l'excuse du vide présidentiel et de la crise politique pour justifier la paralysie du dossier de la grille des salaires. Pour lui, « cette technique qu'ils utilisent menace directement l'ordre social et la paix civile et exacerbe indirectement les tensions confessionnelles et l'extrémisme religieux ».

(Lire aussi: Électricité : projets en panne, gabegie et corruption)


Sans jamais se lasser, le président du CCS a, une nouvelle fois, réitéré les demandes sur lesquelles « nous ne ferons pas marche arrière ». Parmi elles, une grille à 121 % pour tous les secteurs de la fonction publique, à compter du 1er juillet 2012 et sans échelonnement aucun. Le CCS demande également l'annulation des articles qui permettent à l'État d'embaucher des contractuels. « Concernant le financement de la grille, nous refusons l'augmentation des impôts frappant les classes les plus défavorisées et demandons qu'il soit assuré grâce à l'argent de la corruption du port de Beyrouth, de l'aéroport, des biens-fonds maritimes spoliés et les revenus immobiliers et bancaires », a énuméré M. Gharib.

La rentrée scolaire compromise ?

« Si l'avenir des examens des élèves reste inconnu, c'est de leur faute », a-t-il affirmé, en pointant du doigt les responsables politiques. « Cela fait trois ans que nous menons notre combat de toutes les façons possibles et imaginables et le boycott de la correction n'est que la dernière décision d'une longue liste d'outils de pression auxquels nous avons recouru », a poursuivi le président du CCS. « Combien d'accords et de documents nous avons échangés et signés avec les responsables politiques, qu'ils n'ont jamais pris en compte ! »

(Lire aussi: Grève des employés de KVA pour réclamer leur salaire)


Face à cette situation bloquée, des rumeurs soutiennent que l'État serait prêt à signer un accord avec une entreprise privée pour la correction des examens. Le site Internet d'information Now a même indiqué avoir eu écho de la volonté du ministre de l'Éducation Élias Bou Saab de recourir à la distribution de certificat pour les élèves qui ont passé leur brevet, selon leurs résultats scolaires. Et pour les élèves du baccalauréat, le certificat serait attribué de façon arbitraire.

Contacté par Now, le président du syndicat des enseignants des écoles privées, Nehmé Mahfoud, a indiqué qu'il y avait un million et demi de copies à corriger qui nécessitent au moins 3 000 correcteurs.
« Si l'État n'était pas capable de recourir à des surveillants, comment va-t-il pouvoir assurer autant de correcteurs ? » s'est-il demandé. « De plus, la loi stipule que pour corriger une épreuve d'un examen officiel, le correcteur doit être un enseignant de cette même matière », a poursuivi M. Mahfoud. De son côté, le ministre Bou Saab a assuré qu'il n'avait jamais prétendu avoir recours à de telles solutions.


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commentaires (4)

UNA PASTA... UNA FATSA... ( JE NE SAIS PAS SI CE DERNIER MOT EN ITALIEN EST JUSTE CAR J'AI PERDU DEPUIS LONGTEMPS MON LATIN AVEC LES ABRUTIS DE TOUT GENRE ) : ET L'ABRUTISSEMENT CONTINUE !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

21 h 28, le 12 juillet 2014

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Commentaires (4)

  • UNA PASTA... UNA FATSA... ( JE NE SAIS PAS SI CE DERNIER MOT EN ITALIEN EST JUSTE CAR J'AI PERDU DEPUIS LONGTEMPS MON LATIN AVEC LES ABRUTIS DE TOUT GENRE ) : ET L'ABRUTISSEMENT CONTINUE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    21 h 28, le 12 juillet 2014

  • CORRECTION ! Merci : "Avec un nouveau développement acquis, ils changent ce mode de production et donc de développement ; et avec le nouveau, ils changent ces inégaux rapports sociaux...."

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    00 h 41, le 11 juillet 2014

  • le CCS accentue la pression sur les deputes Messieurs les deputes, si vous voulez diminuer la pression que l'on exerce sur vous, pourquoi ne consacrez-vous pas, quelques heures de votre temps utile a etudier attentivement le tableau des recettes et des depenses budgetaires pour les dix annees ecoulees? Je suis sur que si vous faites bien votre travail, vous ne manquerez pas de decouvrir, au bout de vos recherches, les six mille milliards de Livres Libanaises qui manquent chaque annee a l'Etat Libanais pour mettre ses affaires en ordre, et regler, par le meme coup, le probleme de l'echelle salariale.Si vous avez besoin d'une aide quelconque faites le moi savoir. Je demeure a votre entiere disposition.

    George Sabat

    19 h 41, le 10 juillet 2014

  • On confond les idées et les choses. Les Libanais ne renoncent pas à ce qu'ils ont gagné, mais cela ne veut pas dire qu'ils ne renoncent pas à la forme sociale dans laquelle ils l’ont acquis. Pour ne pas être privés du résultat, pour ne pas perdre les fruits de la civilisation, ils sont forcés ; du moment où le mode de leur développement ne correspond plus au new développement acquis ; de changer toutes leurs formes sociales traditionnelles. E.g. : les institutions établies étaient des relations sociales qui, seules, correspondaient au développement acquis et à l'état social préexistant duquel ils étaient sorties. Sous la protection d’un système archaïque ancien, d’énormes richesses s'étaient accumulées ; et ces éhhh Libanais auraient perdu les fruits mêmes de cette multitude de richesses, s'ils voulaient conserver les formes sous la protection desquelles ces fruits avaient bien mûri. Aussi faudra-t-il avoir recours à des séismes pour les anéantir. Ces vieilles formes de développement, les relations sociales qui leur correspondent et l'état politique qui est l'expression officielle actuelle de cette ex-société civile devront être brisés. Ainsi, le développement sous lequel ces Libanais produisent, consomment et échangent sont transitoires. Avec un nouveau développement acquis, ils changent ce mode de développement ; et avec le nouveau, ils changent ces inégaux rapports sociaux qui n'ont été que les relations nécessaires d’un mode de développement déterminé à un moment donné.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    12 h 57, le 09 juillet 2014

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