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Liban

Les instances religieuses musulmanes pour l’élection d’un président et la primauté de l’État

À l'occasion du début de ramadan, plusieurs figures religieuses se sont exprimées sur la situation dans le pays, notamment sur la vacance présidentielle, et ont appelé à l'unité des Libanais.
Dans son discours traditionnel pour le début du jeûne, le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, a estimé hier qu'il ne pouvait y avoir de remède à la situation sécuritaire au Liban sans l'élection d'un président de la République.
« Il n'y a de remède à la situation sécuritaire dangereuse qu'à travers l'élection d'un président, quelles que soient les circonstances », a assuré cheikh Kabbani lors d'un discours à l'occasion du début du mois de ramadan.
« Un pays sans président est un pays sans tête », a poursuivi le mufti, indiquant que « la vacance à la présidence est une anomalie à laquelle les parties concernées devraient mettre fin immédiatement ».
Il a dans ce contexte appelé à respecter les échéances constitutionnelles « au lieu de recourir à la prorogation qui viole les institutions civiles et religieuses ».
De son côté, le mufti de Tripoli et du Liban-Nord, cheikh Malek Chaar, a affirmé lors d'une conférence de presse que « seul l'État devrait détenir le monopole des armes », estimant que « le Hezbollah devait maintenir son arsenal au Liban-Sud dirigé contre Israël ».
Par ailleurs, le mufti Chaar a souligné qu'il ne se portait pas candidat au poste de mufti de la République, mais que s'il y avait consensus sur son nom, il y répondrait favorablement. L'élection d'un nouveau mufti a été fixée au 31 août, le mandat du mufti actuel prenant fin en septembre 2014.
À son tour, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, s'est exprimé en faveur de la préservation des institutions.
« Le Liban est exposé aux dangers des attentats et des violations sécuritaires (...). Par conséquent, les Libanais doivent resserrer leurs rangs et protéger les institutions de la nation et son unité. »
Le guide spirituel des chiites, Ali Fadlallah, a également invité les citoyens à se solidariser pour faire front aux dangers et empêcher la scène interne de devenir une « plateforme à partir de laquelle se propage la haine ».
S'adressant aux politiques et à ceux qui se trouvent à des postes de responsabilité, il les a incités à « s'élever pour faire face aux défis et à mettre un terme aux tiraillements politiques, les exhortant à se concentrer plutôt sur ce qui se passe sur le terrain ».
Dans une lettre adressée aux figures religieuses islamiques dans le monde arabe, le rassemblement arabe islamo-chrétien a espéré une plus grande solidarité entre les communautés, les invitant à multiplier les efforts « pour contrer les tentatives de division de la nation ».
À noter enfin que le Hezbollah a annoncé hier l'annulation des iftars généralement organisés durant le mois de ramadan, pour des raisons de sécurité.

À l'occasion du début de ramadan, plusieurs figures religieuses se sont exprimées sur la situation dans le pays, notamment sur la vacance présidentielle, et ont appelé à l'unité des Libanais.Dans son discours traditionnel pour le début du jeûne, le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, a estimé hier qu'il ne pouvait y avoir de remède à la situation sécuritaire au Liban sans l'élection d'un président de la République.« Il n'y a de remède à la situation sécuritaire dangereuse qu'à travers l'élection d'un président, quelles que soient les circonstances », a assuré cheikh Kabbani lors d'un discours à l'occasion du début du mois de ramadan.« Un pays sans président est un pays sans tête », a poursuivi le mufti, indiquant que « la vacance à la présidence est une anomalie à laquelle les...
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