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Nos lecteurs ont la parole - Joseph W. Zoghbi

La volonté du peuple

Que faire quand la manière de mener l'État ne nous convient plus ? Dans un pays démocratique, on remplace les élus par d'autres susceptibles de nous satisfaire. Pourquoi n'est-il pas possible au Liban d'exercer ce droit démocratique ? La réponse est très simple : parce qu'une majorité de nos élus ont décidé de prolonger leur mandat de député sans aucun droit, ce qui est anticonstitutionnel et équivalent à un coup d'État.
Les implications de cette prorogation du contrat est très dangereuse car toutes les lois qui ont été votées depuis par ce Parlement illégal sont nulles et non avenues, y compris la formation du gouvernement et la confiance qui lui a été donnée, y compris les lois sur les salaires qui seraient susceptibles d'être votées, y compris – le plus dangereux – l'élection d'un président de la République.
Le peuple n'a pas été consulté pour envoyer à l'Assemblée nationale des députés qui le représentent et qui seraient mandatés pour une période déterminée constitutionnellement. Comment ces ex-députés peuvent-ils continuer non seulement à vivre sur notre dos, en touchant leurs émoluments, mais aussi à jouer avec notre avenir, sur une table de poker, avec arrogance, en imposant des lois, en votant des taxes, et j'en passe ?
Notre plus grand malheur est que nous ne pouvons rien dire, rien faire, car ils agitent l'épouvantail de la sécurité. Si cela ne ressemble pas à une prise d'otage, à quoi ressemble-t-il donc ?
Nous sommes extrêmement frustrés ; nous sommes malades de rage, la tristesse et l'incompréhension nous consument intérieurement, notre impossibilité à réagir nous cloue sur place, nous sommes impuissants bien que n'étant pas résignés.
Devant nos yeux, notre pays glisse vers l'abîme de l'indifférence alors que nous savons de quel potentiel humain énorme il regorge et sur quelles richesses infinies il se repose. Nous savons aussi quelles beautés naturelles il représente et quel héritage culturel immense il a reçu, duquel il peut être fier et pour lequel l'humanité le jalouse.
Avec tout ce potentiel, tous ces atouts, nous savons que nous n'avons pas besoin des autres pour nous dicter ce que nous pouvons faire. Nous avons tous les éléments du succès, mais notre malheur est que l'usurpation de notre droit démocratique nous empêche d'atteindre nos objectifs.
Que faire alors ?
La seule et unique réponse est que nous devons être consultés, nous qui sommes les premiers intéressés. C'est notre vie qui est en jeu. L'avis de 128 députés n'a aucune valeur s'il n'est pas appuyé par notre volonté ; c'est l'avis de 128 personnes sans mandat contre l'avis de 4 millions de citoyens.
Ces personnes qui se sont arrogé le droit de prolonger leur mandat doivent impérativement céder la place à ceux qui seront élus par le peuple qui en a ras le bol, et qui veut reprendre ses droits et être consulté immédiatement.

Que faire quand la manière de mener l'État ne nous convient plus ? Dans un pays démocratique, on remplace les élus par d'autres susceptibles de nous satisfaire. Pourquoi n'est-il pas possible au Liban d'exercer ce droit démocratique ? La réponse est très simple : parce qu'une majorité de nos élus ont décidé de prolonger leur mandat de député sans aucun droit, ce qui est anticonstitutionnel et équivalent à un coup d'État.Les implications de cette prorogation du contrat est très dangereuse car toutes les lois qui ont été votées depuis par ce Parlement illégal sont nulles et non avenues, y compris la formation du gouvernement et la confiance qui lui a été donnée, y compris les lois sur les salaires qui seraient susceptibles d'être votées, y compris – le plus dangereux – l'élection d'un président de la...
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