Les rues d’Alep après le largage de barils d’explosifs par les forces loyales à Bachar el-Assad. Cette scène fait désormais partie du quotidien de la deuxième ville syrienne. Stringer / Reuters
Les tensions allaient crescendo hier sur le plateau du Golan. Le régime de Damas a appelé le Conseil de sécurité de l'Onu à condamner « clairement la violation flagrante » de son territoire par Israël après le bombardement meurtrier de ses positions militaires.
« Les forces d'occupation israéliennes ont mené dimanche et hier une nouvelle agression contre des positions à l'intérieur du territoire syrien, ce qui constitue une nouvelle violation flagrante de l'accord de désengagement de 1974, de la Charte de l'Onu et du droit international », écrit le ministère des Affaires étrangères dans des lettres adressées au secrétaire général de l'Onu et au Conseil de sécurité. Selon lui, « cette agression s'est traduite par des tirs d'obus de chars, d'obus de mortier et de roquettes ainsi que des raids menés par cinq chasseurs israéliens contre des postes militaires, entraînant le martyre de quatre soldats, en blessant neuf et causant des dégâts dans les positions et le matériel ».
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L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a de son côté fait état de la mort de dix soldats et précisé que « neuf missiles avaient été tirés par des avions, détruisant au moins deux chars et deux batteries d'artillerie ». Selon l'OSDH, la principale cible a été le siège du QG de la brigade 90, l'une des principales unités militaires déployées sur le Golan, mais d'autres positions ont également été visées.
Le régime a accusé Israël d'aider directement les rebelles présents dans les 1 200 km2 du plateau du Golan qu'il a annexés. « Parallèlement à ce raid, les groupes terroristes armés ont attaqué des postes militaires mais l'armée les a repoussés. »
Le ministère syrien assure en outre que l'attaque israélienne a eu lieu « sous les yeux d'Hervé Ladsus, secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l'Onu, présent dans la chambre d'opérations de la Force de l'Onu chargée d'observer le désengagement (Fnuod) et qui suivait ces attaques israéliennes ».
Dans un communiqué, l'armée israélienne a admis avoir pris pour cible « neuf positions de l'armée syrienne en réponse à l'attaque émanant de Syrie et qui a tué un adolescent israélien et blessé deux autres civils israéliens ». Le ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon a affirmé « tenir le régime de Bachar el-Assad et l'armée syrienne responsables de ce qui se passe à partir de leur territoire. Et nous continuerons à répondre avec force à toute provocation ». Il a fait état d'une hausse des attaques depuis la Syrie contre Israël, sans donner de précisions, en avertissant que quiconque tenterait d'attaquer des civils ou des soldats israéliens paierait « un prix élevé, qu'il s'agisse de l'armée syrienne ou d'agents terroristes ».
Pendant ce temps, les forces loyales au régime syrien ont mené des raids aériens sur Mleiha, à la périphérie de Damas, selon le Comité général de la révolution syrienne. Le comité a également accusé l'armée de larguer des barils d'explosifs sur différents quartiers d'Alep.
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« Établir des priorités »
Parallèlement, l'Union européenne a élargi hier sa liste des personnalités syriennes sanctionnées par un gel des avoirs et une interdiction de visas en y ajoutant 12 ministres dont les noms seront publiés aujourd'hui. Cette décision porte à 191 le nombre total de personnes proches du régime de Bachar el-Assad visées par les sanctions imposées par l'UE depuis le début du conflit en mars 2011.
Sur un autre plan, Richard Barrett, un ex-directeur du MI6 (renseignement extérieur) a averti hier que les services de renseignements britanniques ne peuvent plus surveiller tous les jihadistes qui rentrent au Royaume-Uni après avoir combattu en Syrie et en Irak, évaluant leur nombre à « jusqu'à 300 ». Les services de sécurité « vont devoir établir des priorités et choisir ceux qui à leurs yeux sont susceptibles de poser les plus gros risques », a-t-il expliqué sur la BBC.
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De leur côté, convaincues qu'elles allaient revenir chez elles après l'annonce d'une trêve et d'un cessez-le-feu, des familles palestiniennes se sont rendues hier à l'entrée du camp assiégé de Yarmouk, dans le sud de Damas, mais leur attente fut vaine. « J'ai entendu parler de l'accord alors j'ai acheté de la nourriture car je pensais pouvoir rentrer chez moi, mais elles (les forces du régime) ne m'ont pas laissée rentrer car les hommes armés ne sont pas encore sortis », affirme une femme de 30 ans, vêtue d'une robe noire, tenant dans sa main une assiette remplie d'œufs.
« Les forces d'occupation israéliennes ont mené dimanche et hier une nouvelle agression contre des positions à l'intérieur du territoire syrien, ce qui constitue une nouvelle violation flagrante de l'accord de désengagement de 1974, de la Charte de l'Onu et du droit international », écrit le ministère des Affaires étrangères dans des lettres adressées au secrétaire général de l'Onu et au Conseil de sécurité. Selon lui, « cette agression s'est traduite par des tirs d'obus de chars, d'obus de mortier et de roquettes ainsi que des raids menés par...


WALAW... DES EMBRASSADES... BRÛLANTES... PAR DELÀ LES FRONTIÈRES ! LE VICE VERSA.... RESTE À VOIR !
11 h 11, le 25 juin 2014