Les membres du conseil de tutelle du Renouveau démocratique prenant part, avec le président et les membres du comité exécutif, à la conférence au siège du mouvement. Photo Agence nationale d’information
Le Renouveau démocratique a tenu hier une conférence de presse, à son siège à Sin el-Fil, pour annoncer la création de son conseil de tutelle. Ce projet, en préparation depuis plusieurs mois, amorce une redynamisation du mouvement. Dans son allocution, le président du RD, l'ancien député Camille Ziadé, a situé cette démarche dans le cadre de « notre persévérance pour consolider les bases de la démocratie ».
« Considérant la situation actuelle du pays, et en vertu du statut interne du mouvement, le comité exécutif a fondé le conseil de tutelle du Renouveau, dont la mission, principalement consultative, vise à suivre et à proposer des initiatives aux membres du comité exécutif ». « Les membres du conseil de tutelle ont été choisis parmi les personnalités fortes de leur expérience et reconnues pour leur intégrité, l'autorité de leur opinion et leur clairvoyance », a-t-il précisé, avant de les présenter : Abla Nassib Lahoud, Mona Khalaf, Nahla Houla, Lamia Osseirane, Mohammad Youssef Beydoun, Adel Hamiyé, Jihad Azour, l'ambassadeur Khalil Mekkaoui (élu président du conseil), l'avocat Ghaleb Mahmassani, Marwan Iskandar, Melhem Chaoul, Georges Asseily et Camille Menassa.
En outre, le vice-président du Renouveau, Wafiq Zantout, a été chargé de la coordination entre le comité exécutif et le conseil de tutelle.
Saluant par ailleurs les journalistes présents à l'événement, Camille Ziadé a souligné que « nous partageons les mêmes objectifs de liberté et de démocratie ». « En effet, le fondateur du Renouveau démocratique, feu Nassib Lahoud, a voulu que le mouvement contribue à élargir l'espace civil non confessionnel, à réformer la vie politique en ravivant la citoyenneté, et enfin à renforcer la souveraineté et l'indépendance de la nation », a-t-il expliqué.
Une présidentielle au plus tôt et des législatives dans les délais
« Cela fait treize ans, depuis 2001, que les membres du Renouveau persévèrent dans ce sens, en dépit des circonstances difficiles, sans se laisser abattre à aucun moment, malgré les positions négatives prises par certains, qui n'ont pas intérêt à adhérer à une politique transcommunautaire ». « Celle-ci est pourtant une politique d'ouverture sur l'autre », a-t-il souligné, estimant que « le louvoiement politique actuel pourrait aboutir à une aggravation de la crise à tous les niveaux, sécuritaire, économique et social ». Face aux données actuelles, « le mouvement du Renouveau appelle à rétablir l'ordre de la vie constitutionnelle, en élisant un nouveau président de la République le plus tôt possible, et en tenant les législatives à terme, dans la perspective d'amener au Parlement des visages jeunes et dynamiques, capables de freiner l'avancée vers l'abîme ».
Redynamiser le mouvement
Élu à la présidence du conseil de tutelle lors de sa première réunion, l'ambassadeur Khalil Mekkaoui a également mis l'accent sur le caractère transcommunautaire de la politique préconisée par le Renouveau démocratique. « Ce qui nous a encouragés à contribuer à l'action de ce mouvement réformateur, forte d'un legs à la fois élitiste et national unificateur, est son aspiration à réaliser les objectifs qu'il s'est fixés ». Parmi ces objectifs, « qui correspondent, sommes toutes, aux constantes auxquelles aspire tout citoyen libanais loyal et libre », Khalil Mekkaoui a mentionné notamment « l'objectif de moderniser notre démocratie ». Il a rebondi sur cette idée pour rendre hommage au fondateur du Renouveau, « mon collègue Nassib Lahoud, dont le Liban a plus que jamais besoin ».
« Nous nous engageons à perpétuer cette marche qu'il a entamée et à y mettre toute notre énergie. » Il a ensuite décrit avec concision la mission du comité de tutelle : « Prendre des initiatives qui aident le comité excéutif à mettre en œuvre les lignes d'action du mouvement, et conseiller ce comité sur les moyens d'élargir son terrain d'action politique. » « Il s'agit donc de l'aider entre autres à renforcer ses ressources humaines et financières, ainsi que ses relations externes, en redynamisant le programme des politiques publiques, qui propose des modèles de gestion des secteurs vitaux. » Un autre point d'action serait « le lancement d'un mécanisme de communication entre le RD, les autres partis et la société civile ; l'élaboration d'une feuille de route avec la diaspora libanaise dans le monde ; le renforcement de la coopération avec les universités du Liban, par le biais surtout de la branche jeunesse du RD ; l'amélioration du rôle politique du mouvement, en œuvrant pour plus de visibilité et une meilleure médiatisation de ses idées et de ses actions ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Le Liban a besoin de telles initiatives et je leur souhaite beaucoup de bonne chance dans leur entreprise. Plus il existera de parti modéré a visage trans-communautaire, plus le Liban a des chances de s’épanouir et arriver a bon port. Il nous faut une nouvelle loi sur les partis afin d’éviter de voir a l'avenir des partis de la nature du PSNS, Hezbollah, Moudarritoun Nasseriens , etc... Nous en avons soupé!!!
13 h 42, le 24 juin 2014