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Coupe du Monde - Articles - Éclairage

Les Brésiliens observent la « trêve du football »

La fête lancée (presque) sans fausse note.

Manifestations de masse, stades pas finis, aéroports engorgés, insécurité diffuse ? Rien de tout ça. Une semaine après le début du Mondial, la fête du « futebol » a été lancée sans fausse note, malgré l'ombre lointaine de Boko Haram et ces 21 fans tués par une bombe en regardant le match Brésil-Mexique au Nigeria. Depuis le 12 juin, les Brésiliens préfèrent visiblement vibrer pour la Seleçao cinq fois championne du monde, un pilier de l'identité nationale. Ils observent la trêve du foot et semblent avoir reporté leurs revendications aux élections générales du 5 octobre (présidentielle, législatives, gouverneurs, sénatoriale partielle). Ne subsistent que de petites manifestations, souvent émaillées de heurts avec la police, organisées en marge de la compétition pour dénoncer les 11 milliards de dollars puisés dans le Trésor public pour la construction des stades, plutôt que des hôpitaux, transports et écoles publiques défaillants. S'ils débouchent souvent sur des tirs de grenades lacrymogènes, ces rassemblements animés par une frange de l'extrême gauche peinent à mobiliser : 200 personnes en moyenne. Rien à voir avec les défilés monstres qui avaient ébranlé le géant émergent d'Amérique du Sud en juin 2013, pendant la Coupe des confédérations. Autre motif de soulagement pour la FIFA et le gouvernement brésilien : les stades des 12 villes hôtes sont enfin prêts, encore qu'à la dernière minute pour certains. Quelques hics ont cependant été relevés çà et là. La sonorisation défectueuse à Porto-Alegre a privé d'hymnes le match France-Honduras. La FIFA a dû s'excuser. Les supporteurs se plaignent des interminables files d'attente aux portiques de détection de métaux qui filtrent l'entrée des stades. Beaucoup ont ainsi raté le début du match Suisse-Équateur à Brasilia. Enfin, le réseau cellulaire est souvent défaillant dans les stades, comme dans tout le pays. Et les amateurs de « selfies » en sortent souvent déçus de n'avoir pu immortaliser le moment.
Sur les pelouses, même celle sablonneuse de Manaus, dans la touffeur de l'Amazonie, le Mondial au pays du futebol roi est une réussite. L'édition brésilienne est pour l'instant prolifique, 49 buts en 17 matches. Deux rencontres sans but ont fait chuter la moyenne, un triste Iran-Nigeria et, paradoxalement, un passionnant Brésil-Mexique.
(Source : AFP)

Manifestations de masse, stades pas finis, aéroports engorgés, insécurité diffuse ? Rien de tout ça. Une semaine après le début du Mondial, la fête du « futebol » a été lancée sans fausse note, malgré l'ombre lointaine de Boko Haram et ces 21 fans tués par une bombe en regardant le match Brésil-Mexique au Nigeria. Depuis le 12 juin, les Brésiliens préfèrent visiblement vibrer pour la Seleçao cinq fois championne du monde, un pilier de l'identité nationale. Ils observent la trêve du foot et semblent avoir reporté leurs revendications aux élections générales du 5 octobre (présidentielle, législatives, gouverneurs, sénatoriale partielle). Ne subsistent que de petites manifestations, souvent émaillées de heurts avec la police, organisées en marge de la compétition pour dénoncer les 11 milliards de dollars...
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