M. Machnouk rendant hommage au « sérieux » de l’association dans le domaine de la sécurité routière.
L'association Roads for Life, qui s'occupe de renforcer la sécurité routière au Liban, a organisé un dîner à l'hôtel Phoenicia sur le thème de « La culture du sauvetage au Liban ». Cette association œuvre en étroite collaboration avec la Croix-Rouge libanaise (CRL) pour la formation des secouristes aux techniques modernes d'intervention précoce, en vue de sauver le maximum de vies lors des accidents de la route. Étaient présents au dîner le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk, Bahige Arbid, représentant le ministre de la Santé Waël Abou Faour, la chef de la Délégation de l'Union européenne au Liban, Angelina Eichhorst, un représentant de l'ambassadeur des États-Unis David Hale, les anciens ministres Adnane Kassar, Maurice Sehnaoui, Ziyad Baroud et Walid Daouk.
M. Machnouk a rendu hommage au grand degré de spécialisation de Roads for Life qui a assuré jusque-là son succès, selon lui. Il a insisté sur l'importance « de transformer le malheur en sérieux, la tragédie en travail et le problème en persévérance ».
Pour sa part, M. Arbid a mis en évidence le progrès du système de santé au Liban. « L'indicateur essentiel de l'efficacité du système, souvent mis de côté dans les objectifs affichés, est la capacité de sauver les citoyens dans des moments très difficiles de leur existence, lors d'accidents ou de problèmes soudains de santé, etc », a-t-il dit. Il a salué à son tour l'approche de Roads for Life qui consiste à s'occuper de l'épineux problème des blessures graves résultant des accidents de la route.
Georges Kettaneh, secrétaire général de la CRL, a fourni de précieuses statistiques, indiquant que les interventions de son organisme sont en hausse. Ainsi, il a révélé que les blessures très graves dues aux accidents de la route représentent 30 % des missions de la CRL. Il a ajouté sur ce plan : « Le nombre d'accidents au cours du premier quart de cette année s'est élevé à 4 236, dont en ont résulté 5 438 cas de blessures, le nombre de tués étant de 75. »
Zeina Kassem, présidente de Roads for Life, a parlé plus spécifiquement des programmes destinés aux formations du personnel médical des urgences et du personnel infirmier en vue d'améliorer les techniques d'intervention auprès des grands blessés, la première heure de sauvetage et d'hospitalisation étant cruciale pour le maintien de la vie. « Nous connaissions l'importance théorique de tels programmes, mais nous n'étions pas conscients de l'impact réel qu'ils auront sur la vie des gens », a-t-elle dit.


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