Bien plus qu'une terre occupée, bien plus qu'une ville divisée en deux par l'envahisseur, Jérusalem est avant tout le réceptacle des vestiges sacrés des trois religions monothéistes. Elle fut et sera toujours un symbole d'unité et de coexistence, une flamme qui ravive les croyances. Pour nous chrétiens, la ville de Jérusalem, c'est le retour à la source de notre foi. Le retour à l'histoire de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à ces événements qui marqueront les annales jusqu'à la fin des temps. Chaque rameau qui frémit sur la branche d'olivier annonce la bonne nouvelle de Sa venue. Chaque ruelle de la vieille ville raconte Son chemin de croix et évoque Son calvaire. Chaque trace sur le sable de la colline du Golgotha conserve l'empreinte de l'ultime sacrifice ; Sa mort sur la croix. Le triomphe de l'amour absolu, car « il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime ». La pierre du tombeau du Christ reflète la joie de la Résurrection, la victoire de la vie sur la mort. Visiter les Lieux saints, c'est revivre pas à pas la vie de Jésus. Car c'est là, en ce pays, nommé autrefois la Judée, que le fils de Dieu fait Homme naquit, grandit, souffrit et mourut pour sauver le monde du péché.
Que d'années passées sans pouvoir accomplir notre devoir de mémoire ! Sans pouvoir raviver nos souvenirs. Que d'années sans avoir l'occasion de ranimer notre foi meurtrie dans un Proche-Orient en effervescence ! Depuis plus d'un demi-siècle déjà que dure cette guerre entre juifs, Palestiniens et le reste du monde arabe, les chrétiens d'Orient et spécialement les Libanais sont privés de leur droit de pèlerinage en Terre sainte ! De pourparlers en pourparlers, les années passent, de nouvelles générations grandissent sans avoir l'occasion de visiter les Lieux saints. Il a fallu la tournée pastorale de notre patriarche, Mgr Béchara Boutros Raï, pour nous prouver que rien n'est impossible. Sa visite a ouvert la voie et le chemin à des milliers de pèlerins pour que ceux-ci aillent prier sur le tombeau du Christ, comme un pèlerin musulman irait prier à La Mecque. Pourquoi les chrétiens du Moyen-Orient sont-ils toujours lésés de leurs droits religieux ? Comme dans un précédent écrit, (au titre de : Son nom est Jérusalem, Yeroushalayim, el-Qouds, et publié dans L'OLJ le 26 janvier 2012), je milite pour que cette ville soit ouverte aux trois religions monothéistes. En cela, je ne suis qu'une voix parmi des milliers à émettre ce désir. Que dire de tous ceux qui, quelle que soit la communauté à laquelle ils appartiennent, aspirent à réaliser ce pèlerinage, sachant pertinemment qu'il existe trois patriarcats et treize chefs d'Églises chrétiennes différentes dans Jérusalem ? D'autre part, nos frères musulmans libanais n'y ont-ils pas eux aussi leurs monuments de culte ?
Au cours des siècles, ce patrimoine spirituel et culturel a été marqué par une succession de conflits et de coexistence entre les différentes religions. Il est nécessaire de clarifier certains points, connus de tous, sur la situation actuelle de la Ville sainte. Suite à l'arrêt des combats entre les Palestiniens et les Israéliens, imposé par le Conseil de sécurité des Nations unies, en janvier 1949, Jérusalem fut séparée en deux : à l'ouest israélienne, et à l'est la vieille ville où cohabitent plusieurs communautés ayant chacune son quartier et les lieux de culte. Cette dernière a été inscrite par l'Unesco comme appartenant au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1981. Les musulmans supervisent les monuments religieux à travers le waqf jordanien, à savoir : le Dôme et sa coupole dorée, reconnu comme étant le lieu du sacrifice d'Abraham, la mosquée el-Aqsa, et l'Esplanade des mosquées. C'est ainsi que les chrétiens, pour aller en pèlerinage au mont du Golgotha et à la basilique du Saint-Sépulcre où se trouve le tombeau de Jésus, doivent passer par le waqf. Quant aux juifs, leur principal monument religieux, est le Mur des lamentations, vestige du temple de Salomon, tout aussi important pour les musulmans car il sert de mur de soutènement à l'esplanade du Dôme. Ce patrimoine mondial est actuellement otage des Israéliens, depuis la guerre de juin 1967 quand la Knesset (Parlement israélien) a déclaré Jérusalem réunifiée, et capitale de l'État hébreu. Suite à cela, les résolutions 476 et 478 des Nations unies déclarent cette décision nulle et non avenue. Il existe bien un projet de tutelle établit par l'ONU, mais les guerres successives l'ont fait échouer. En conséquence, ce patrimoine humanitaire fut déclaré en péril par l'Unesco, depuis 1982. Les constructions en territoires occupés constituent une infraction à la résolution 242 du Conseil de sécurité. L'État hébreu n'a donc aucun droit sur Jérusalem-Est, et se trouve en litige avec la communauté internationale. Il est temps de faire appliquer les décrets en suspens, il est temps de permettre l'accès pour tous à ce patrimoine mondial en le mettant sous gestion universelle sous l'égide des Nations unies.
Chrétien et musulmans n'abandonnez pas les lieux de pèlerinages. Allez tous prier dans vos églises et dans vos mosquées à Jérusalem. Ce serait là un acte de foi, un acte de courage, un acte de résistance. Par contre, abandonner ces vestiges sacrés aux Israéliens serait un signe de trahison.
Pour terminer, je citerai Mgr Michel Sabbah, patriarche catholique latin de Jérusalem, ainsi que les treize chefs des différentes Églises :
« ... Nous demandons un statut particulier avec des garanties internationales pour que Jérusalem soit déclarée ville ouverte à tous les croyants de tout pays et de toute nation. »
Molly SELWAN


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
Son milieu le porte au "religionisme". N'ayant point compris ce qui est scientifique, il ne parvient qu'au sophisme. Cela découle de son point de vue "Orientaliste" qui le place et d’1 côté et de go de l'autre. Il est la contradiction même. S'il est, de +, someone d’esprit, il a su tôt jongler avec ses contradictions et les élaborer selon les circonstances en paradoxes frappants, tapageurs et parfois.... brillants ! Charlatanisme et accommodements sont inséparables d'1 point de vue pareil. Et sous cette farine "chrétienne Orientale", il s'efforce de dégoûter la fraction occupée de cette "sainte" contrée de tout mouvement menant à une lutte armée, en lui démontrant que ce qui peut lui profiter ce n'est pas 1 changement des rapports de force, mais celui de ces conditions précaires d'existence. Par lequel il n'entend pas du tout l'abolition des conditions de cette annexion ; abolition qui n'est réalisable que par la révolution ; mais des réformettes qui s'accomplissent dans le cadre même de ces conditions d’oppression, qui ne modifient en rien le rapport du maître et de l’esclave mais diminuent pour l'occupant les frais de cet annexSionnisme et simplifient sa gestion expanSionniste. Il veut les conditions de la Liberté sans les luttes qui en découlent ; et veut 1 infime fraction pour les Palestiniens de cette "sainte terre", après la mise à l'écart des éléments révolutionnaires qui la bouleversent. Le beurre et l’argent du beurre, quoi : pas pour eux, mais sûrement pour lui !
09 h 15, le 18 juin 2014