Il y a trois mois, la prévision d'inflation moyenne du FOMC était de 1,6 % pour la fin 2014 (calcul sur l'indice PCE), ce qui représentait une remontée lente depuis le niveau de 1,2 % où se trouvait alors l'inflation. Le FOMC ne s'attendait pas à toucher la cible de 2 % cette année, ni d'ailleurs en 2015 ou en 2016. Or, depuis deux mois, l'inflation a plutôt surpris à la hausse aux États-Unis. En avril, selon l'indice PCE, l'inflation était à 1,6 % sur un an ; selon l'indice CPI (qui lui est supérieur de quelques dixièmes), elle était de 2 %, et devrait y rester en mai selon le consensus. L'accélération des prix reste modeste, mais elle est assez générale : elle concerne certains prix de biens, de services (notamment de santé) et l'alimentation... Il n'y a sans doute pas encore de motif d'alarme pour la Fed, car il est peu probable que la cible de la Fed soit largement dépassée cette année. Mais la marge d'erreur est faible et toute nouvelle surprise à la hausse pourrait amener à revoir le scénario d'inflation et donc la politique monétaire. Dans le même temps, le marché du travail est plus robuste, si bien que le niveau de chômage prévu pour fin 2014 a été touché dès avril. Le nouveau jeu des prévisions du FOMC à paraître cette semaine sera donc à examiner de près.

