Le Liban scrute avec intérêt l'expansion de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL ou Daech). S'ils écartent la possibilité que les opérations de ce groupe intégriste s'étendent jusqu'au territoire national, certains responsables jugent préférables qu'un plan de sécurité préventif soit mis en place, au cas où des fauteurs de troubles songeraient à exploiter les « cellules dormantes » intégristes qui se trouvent dans le pays. Ce plan, estiment-ils, est d'autant plus important en l'absence d'un chef de l'État qui rend impossible la convocation du Conseil supérieur de défense, au cas où celle-ci s'avérerait nécessaire.
Selon des sources ministérielles citées par l'agence al-Markaziya, face à cette nouvelle impasse constitutionnelle, la création d'une cellule de crise s'impose, à titre préventif, étant donné les développements dans la région. Celle-ci serait présidée par le chef du gouvernement, Tammam Salam, et composée des ministres de l'Intérieur, de la Défense, des Affaires étrangères, des Finances, de la Justice, des Affaires sociales, du Travail et de l'Information. Sa mission serait d'établir un plan de sécurité avec les services concernés afin de barrer la route à quiconque essaierait d'œuvrer pour élargir le champ d'action de ce groupe terroriste en essayant de provoquer une discorde sunnito-chiite au Liban.
Dans cet ordre d'idées, le député Mohammad Hajjar s'est dit persuadé, dans une déclaration à la Voix du Liban, que l'expansion de Daech en Irak « se répercutera négativement sur le Liban », avant de mettre en garde contre « un conflit sunnito-chiite, surtout si le Hezbollah décide d'intervenir militairement en Irak, comme il l'a fait en Syrie ».
Se voulant plus rassurant, ses collègues, Ziad Kadri et Ahmad Fatfat, ont relevé que la sécurité est bien contrôlée au Liban, écartant ainsi la possibilité que le Liban se transforme en caisse de résonance à ce qui se passe en Irak. Selon M. Fatfat, c'est à long terme et au niveau politique seulement que le Liban risque d'être atteint par la déferlante Daech.
(Pour mémoire : Avancée de Daech en Irak : quelles répercussions au Liban ?)
Rapport suspect entre Daech et l'axe syro-iranien
Il n'en demeure pas moins que M. Kadri a considéré que les événements en Irak sont « extrêmement graves », avant de faire état d'un « rapport suspect entre Daech et l'axe syro-iranien. ». Et d'expliquer : « Cette organisation combat l'Armée syrienne libre et non pas les forces du régime. » Selon lui, « l'Iran n'est pas étranger à ce qui se passe non plus, parce qu'au plan politique, le régime syrien n'a pas de présence que ce soit en Syrie ou même au plan régional. Le chef d'orchestre, c'est l'Iran ». Pour M. Kadri, si la situation demeure inchangée dans la région, le risque d'une partition des États secoués par des conflits militaires se concrétisera.
Dans les milieux du Hezbollah, on a lancé des appels à la vigilance et à l'unité des rangs, ces deux principes étant selon des responsables du parti nécessaires pour prémunir le pays contre les événements sanglants qui se déroulent non loin de lui. Le président du conseil exécutif du parti de Dieu, Hachem Safieddine, a ainsi souligné lors d'un meeting à Bint Jbeil que « le danger takfiri qui envahit toute notre région islamique et arabe commande un minimum d'entente et de cohésion pour pouvoir l'affronter et déjouer les plans de ses artisans, ses commanditaires, ses combattants et des bailleurs de fonds ». « Les secousses en Irak et en Syrie font que le Liban a besoin de plus de calme et de stabilité et que toutes les parties doivent traiter les dossiers régionaux avec responsabilité et sagesse et non pas suivant des calculs étriqués », a-t-il averti.
Le chef de l'instance chériée du Hezbollah, cheikh Mohammad Yazbeck, s'est adressé pour sa part aux ministres « qui évoquent les événements d'Irak durant les réunions du gouvernement, sur les décisions qu'ils comptent prendre à ce sujet ». « Certains se réjouissent de ce qui se passe mais nous ne permettrons pas à ces gens (Daech) d'envahir nos terres et d'attaquer notre peuple. Nous sommes extrêmement vigilants et aux aguets », a-t-il dit, en estimant que l'expansion de ce groupe est « une réponse de l'Occident, notamment des États-Unis, d'Israël et de la Turquie, aux élections présidentielles en Syrie ». « Il a invité les Libanais à s'efforcer de résoudre leurs conflits et à unifier leurs rangs pour pouvoir protéger le pays contre les dangers qui le menacent. »
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3 années après la Libre Syrienne, se produit en ce moment 1 autre éruption révolutionnaire volcanique, 1 tremblement qui ébranle tout ce "fertile" ! Même some orangés osent bouger bien que, since leur guerre de "libération" la mal-nommée, les bääSSdiotistes les aient en laisse tenu ! On voit + étrange encore. De toutes les Saintes cités irakiennes, Mossoul est la 1ère à construire des barricades et qui plus est, with succès. Et, maybe pour l’unique X dans son historique misérable, le chïïtique Noûry la tête perdit. Le lionceau bääSSdiot, lui, n’ose même + haranguer sa foule nusayrîe en folie. Ils lancent ainsi 1 manifeste à leur peuple Chïïto-älaouïtique pour l’informer que la "peste takfiriste" a contaminé les Syro-irakiens pâmés, qu’elle s’approchait des frontières de leur "croissant Per(s)cé" et que, dans sa folie, cette percée sunnite dirigerait ses regards fiévreux à présent sur Najaf et Karbala en sus de Kardâhhâh et Laodicée ces "pures", selon eux, Älaouïto-chïïtiques. Quoi d’étonnant ! Ce "triangle" irakien et cette "Bâdïyâh" syrienne ne sont-ils pas le foyer de "l’incroyance" ; et le cancer de leur grande culture "sacrilège" n’avait-il pas rongé la "force vitale" de leur peuple Chïïto-äalaouïtique apparemment sain au sens bête fakkîhàRien ? Tout en apostrophant ces Libanais et Irako-syriens sunnites et/ou Sains avec ça : "L'exotique fakkîh Per(s)cé est avec nous, sachez-le bien "takfiristes" Païens. Soumettez-vous, car même (ä)Israël et l’Amérique sont avec nous !".
16 h 43, le 16 juin 2014