La presse néerlandaise ne tarissait pas d'éloges samedi matin pour l'équipe nationale des Pays-Bas, le pays tout entier savourant la victoire "historique" contre l'Espagne vendredi soir à la Coupe du monde de football.
Les Pays-Bas ont écrasé les champions du monde en titre espagnols 5 buts à 1 vendredi soir au Brésil, prenant symboliquement leur revanche sur la finale de la Coupe du monde 2010.
"Ce sont des héros!", "Un début de rêve pour les Oranje", "Incroyable!", "Les Pays-Bas écrasent l'Espagne" ou encore "Historique", titraient, euphoriques, les principaux quotidiens du pays.
"Quelle revanche incomparable contre l'Espagne : 5-1", jubilait ainsi le quotidien populaire de Telegraaf, selon lequel les Pays-Bas font à nouveau parler d'eux "après la gueule de bois d'il y a quatre ans".
"Dans une des rencontres les plus mémorables de l'histoire des Pays-Bas en Coupe du monde, que dis-je, une des rencontres les plus mémorables de l'histoire de la Coupe du monde, les Pays-Bas ont écrasé le champion du monde en titre", affirmait quant à lui le Volkskrant.
Le "plan magistral" de Van Gaal
Le quotidien a surtout salué "le plan magistral" de l'entraîneur Louis van Gaal, pourtant décrié dernièrement pour sa tactique à 5 défenseurs, ainsi que le premier but de Robin van Persie, une superbe tête plongeante lobée.
"Il volait", s'exclamait le quotidien au sujet de Van Persie : "quel but de classe mondiale".
(Repère : Le Mondial de foot en 8 infographies et une chanson)
Le quotidien Trouw a pour sa part évoqué "une victoire surréaliste" qui devrait permettre aux Pays-Bas d'ambitionner la première place du groupe B, et donc éviter le Brésil en huitièmes de finale.
"Des Pays-Bas déchaînés ont déchiré en lambeaux une Espagne désorientée", affirmait la même source.
"Qui aurait pu imaginer cela? 5-1 contre le champion du monde!", soutenait de son côté le quotidien AD, publiant des photos de supporteurs néerlandais en liesse à Amsterdam, Rotterdam ou Eindhoven.
"Des choses à raconter à vos petits-enfants"
Partout à travers le pays, les supporteurs néerlandais ont laissé explosé leur joie, les mots "revanche" et "historique" revenant sur toutes les lèvres.
La réaction du commentateur sportif Jack van Gelder, de la télévision publique néerlandaise, illustrait parfaitement l'euphorie générale. "C'est historique, qu'on se le dise. Plus tard, les gens se demanderont : où étiez-vous quand les Pays-Bas ont écrasé les champions du monde? Ce seront des choses à raconter à vos petits-enfants".
Quelque 7,2 millions de Néerlandais, sur une population totale de près de 17 millions, ont regardé la rencontre vendredi soir, a rapporté l'agence de presse locale ANP. Cette dernière a en outre indiqué que certains commerçants ont un sentiment "mitigé" à l'issue de la rencontre : ne s'attendant certainement pas à cinq buts, ils avaient promis des réductions pour chaque but marqué par les Pays-Bas contre l'Espagne...
Un assureur avait par exemple promis 5% de réduction supplémentaires sur les nouvelles assurances pour chaque but marqué.
L'équipe néerlandaise aura finalement, contre toute attente, confirmé le pronostic de leur Premier ministre. Mark Rutte avait prédit vendredi après-midi, sourire aux lèvres, que les Pays-Bas gagneraient "avec un grosse différence (de buts, ndlr)".
Casillas demande "pardon"
Côté espagnol, Iker Casillas a demandé "pardon" au nom de l'équipe, et pour lui "en particulier".
"Ça n'a pas été mon meilleur match parce que je n'ai pas été à la hauteur et il faut affronter ce type de situations, a dit le gardien et capitaine de l'équipe. Il faut savoir recevoir les critiques, comme je vais en recevoir, et penser à s'entraîner pour le prochain match. D'abord, je dois demander pardon pour le match que nous avons tous fait en général et moi en particulier. Nous espérons que les gens oublieront ce match et nous aideront pour le suivant, qui sera le match le plus important qu'on ait eu depuis beaucoup de temps".

Iker Casillas. AFP PHOTO / DIMITAR DILKOFF
"Nous n'avons pas du tout eu de chance dans le match d'aujourd'hui (vendredi), à commencer par moi, puisque ça n'a pas tourné comme je l'aurais voulu, surtout au début du Mondial, a ajouté Casillas. Mais ça ne sert plus à rien de penser à ce match, il s'agit maintenant de penser au suivant, contre le Chili, et le gagner".
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Qu'est-ce qu'elle vient faire ici cette info.. Elle a du s'y glisser par erreur. Les pays-bas ne sont quand meme pas en guerre avec l'espagne! Regardez les autres titres.. ça fait fausse note.
23 h 56, le 14 juin 2014