Aoun-Geagea : condoléances par téléphone
Le général Michel Aoun s'est entretenu hier au téléphone avec le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, et lui a présenté ses condoléances après le décès de son père, Farid Geagea.
Le chef du CPL devait par ailleurs appeler au téléphone le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, pour passer en revue avec lui le dossier de la présidentielle.
Kobeissi : L'initiative de Geagea, prélude à la solution
Un député berryste, Hani Kobeissi (Beyrouth II), a souligné hier que l'initiative lancée par le chef des FL, Samir Geagea, qui a proposé des alternatives à sa candidature et à celle du général Michel Aoun, « pourrait être un prélude à la solution si tout le monde la prenait au sérieux et si d'aucuns acceptaient de faire des concessions ».
M. Kobeissi, qui s'exprimait sur les ondes de Radio Liban libre, a ajouté que le Liban « ne peut pas attendre six mois pour qu'un accord soit conclu sur un président de la République ».
« La situation en Irak a des retombées au Liban et dans la région. Cela nécessite l'éveil des Libanais », a-t-il dit, soulignant la nécessité d'un président « arbitre » et capable de « rassembler toutes les parties ».
Un autre député berryste, Michel Moussa (Zahrani), a déploré pour sa part « le sabotage » en cours de la présidentielle. « L'élection d'un chef de l'État reste la priorité. Il faut réactiver les contacts entre Libanais pour raviver les institutions », a déclaré M. Moussa à la Voix du Liban 93,3, soulignant lui aussi la nécessité de prendre en compte « la gravité des développements dans la région ».
Les organismes maronites pour un président de consensus
Les trois organisations maronites qui ont entrepris récemment une démarche auprès des quatre leaders politiques maronites sont parvenues à la conclusion qu'aucun des quatre ne pourrait être élu président de la République et qu'un consensus sur un chef d'État qui ne soit pas issu des rangs du 14 ou du 8 Mars est nécessaire à ce stade.
Selon des sources de ces organismes citées par l'agence al-Markaziya, la plupart des parties concernées ont à présent la conviction que ce qui entrave l'élection du président est la candidature des chefs de file maronites et la polarisation qu'elle entraîne derrière eux.
À cet égard, ces sources indiquent avoir apprécié « l'initiative du chef des FL », qualifiée de « courageuse », et émettent le souhait que « les autres parties soient sur la même longueur d'onde ».
Katicha : Les FL prêtes pour des retrouvailles à Bkerké
Un conseiller de Samir Geagea, le général à la retraite Wehbé Katicha, a indiqué hier à l'agence al-Markaziya que les Forces libanaises étaient prêtes à répondre à une invitation du patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, à des retrouvailles à Bkerké entre le général Michel Aoun et M. Geagea.
« Nous sommes aux ordres du patriarche. Il s'exprime en notre nom », a déclaré le général Katicha, rappelant l'initiative en trois points du chef des FL. Il a, à ce propos, déploré « l'absence de toute réponse de la partie adverse, représentée par le général Aoun, à cette initiative ».
« On dirait qu'ils ne veulent pas de solution à la crise de la présidentielle », a-t-il dit.
Fatfat : Aoun doit parler d'abord avec les chrétiens du 14 Mars
Ahmad Fatfat, député de Denniyé et membre du bloc du Futur, a invité hier le chef du CPL, le général Michel Aoun, à engager le dialogue avec les chrétiens du 14 Mars.
« La prise de contact avec le 14 Mars ne saurait être partielle, a-t-il expliqué à la Voix du Liban 93,3. Il faut d'abord parler aux chrétiens du 14 Mars. »
Interrogé sur les chances de succès du dialogue en cours entre les aounistes et le Futur, il a dit : « Cela dépend du général Aoun lui-même, dès lors qu'il a décidé qu'il est le candidat de tout le Liban et pas seulement de certaines parties. »
Haro sur le confessionnalisme
Marwan Farès, député PSNS de Baalbeck-Hermel, a déclaré à la Voix du peuple s'attendre à ce que la vacance de la présidence dure longtemps et en a attribué la responsabilité au 14 Mars.
« Celui qui veut qu'un président soit élu ne présente pas la candidature de Samir Geagea », a lancé M. Farès sans tenir compte, visiblement, de l'annonce par le chef des FL de sa disposition à se retirer de la course. Mais pour M. Farès, « la cause des crises successives au Liban est à rechercher dans le système confessionnel ». Voilà pourquoi il faudrait selon lui une Constituante « pour essayer le changement ».
Kobeissi : L'initiative de Geagea, prélude à la solutionUn député berryste, Hani Kobeissi (Beyrouth II), a souligné hier que l'initiative lancée par le chef des FL, Samir Geagea, qui a proposé des alternatives à sa candidature et à celle du général Michel Aoun, « pourrait être un prélude à la solution si tout le monde la prenait au sérieux et si d'aucuns acceptaient de faire des concessions ».M. Kobeissi, qui s'exprimait...

