Dans une longue lettre ouverte adressée à Saad Hariri, l'ancien député Misbah Ahdab exhorte l'ancien Premier ministre, exilé volontairement depuis des années, à cesser ce qu'il a appelé sa « politique de concessions ». « Nous craignons que cette politique de concessions illogiques, si elle se poursuit, nous fasse perdre le pays, écrit-il. Les membres de la communauté sunnite deviendront des citoyens de seconde zone, et leurs droits leur seront reniés, dans un pays pris en otage par le Hezbollah. La situation actuelle vous impose de remettre en question votre politique envers le pays et les Libanais en général, les sunnites en particulier. Personne d'entre eux n'acceptera que vous mainteniez cette politique qui vous mettra hors de l'équation politique et vous fera perdre l'appui de votre base populaire. »
Dans un long exposé, l'ancien député a avancé des arguments pour démontrer au destinataire de sa lettre que Tripoli a été, à travers ces trois dernières années de violences, la victime de ces concessions continuelles. Selon M. Ahdab, la pauvreté des communautés sunnites de la ville (d'autres jouissent de services sociaux, selon lui) les a poussées à prendre les armes, favorisant cette image généralisée de takfirisme. « Tous ceux qui vous ont soutenu, à part certains proches, sont aujourd'hui poursuivis par la justice, alors que des issues de secours sont toujours assurées aux proches du Hezbollah, tels que Ali et Rifaat Eid à Tripoli », poursuit-il. Aujourd'hui, insiste-t-il, des mandats d'arrêt sont délivrés à l'encontre des jeunes qui ont pris les armes, sans que ceux qui les ont dirigés ou financés durant les combats n'aient été inquiétés.
« Nous sommes pour la paix, et vous savez bien que nous avons très tôt dénoncé l'armement des jeunes à Tripoli, poursuit M. Ahdab. Mais ce qui se passe aujourd'hui ne peut être qualifié que de mainmise du Hezbollah sur la ville, ce qui laisse présager un nouvel éclatement. »
Et l'ancien député de conclure : « Nous avons été parmi les premiers, sous la pression de la rue sunnite, à combattre la tutelle syrienne au Liban, notamment par notre refus d'approuver la prorogation du mandat de (l'ancien président de la République) Émile Lahoud. Comment voulez-vous aujourd'hui que l'on accepte de remplacer la tutelle syrienne par la tutelle du Hezbollah, qui prolonge l'œuvre des Syriens en sapant les institutions de l'État, et en visant la communauté sunnite qu'il veut confiner dans un environnement propice aux takfirisme ? C'est par vos concessions qu'il utilise les institutions pour mettre la main sur le pays en entier. »
Liban
Ahdab à Hariri : Vos concessions vous feront perdre l’appui de votre base populaire
OLJ / le 13 juin 2014 à 00h00


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Si ça sent le roussi entre frère , est ce aussi à cause du hezb résistant ? mr misbah , vous vous adressez à votre leader qui agit avec un remote control , et qui est aussi manipulé par un remote control , comprenez qu'il ne peut pas faire comme si ..... rien ne se passait , que le Liban est occupé de fantômes et qu'il est situé entre Mars et Jupiter , non ! mr misbah il y a au Liban des leaders qui ne connaissent pas ce qu'est un voyage en first class , qui vivent parmi les leurs , qui souffrent avec eux et qui pensent au bien être du pays , en étant très proche des libanais , je pense que l'exil de Hariri fils l'a plus mûri que vous ne pouvez penser , dans le sens de l'intérêt de la communauté sunnite, justement . Cordialement !
13 h 18, le 13 juin 2014