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Nos lecteurs ont la parole - Raymond Nahas

L’inconscience des dirigeants

Dans cette période horrible que nous traversons, nous sommes étonnés et surpris de l'inconscience de nos dirigeants dans tous les domaines.
Commençons par nos députés. Ces représentants de la nation nous étonnent par leur inconscience. Toutes opinions confondues, ils nous laissent pantois devant leurs décisions à sens unique qui risquent de nous mener au chaos.
S'agissant de l'élection du président de la République, il existe au Parlement deux groupes, qui se partagent la majorité des voix : le 8 Mars et le 14 Mars. Chaque camp s'est choisi un candidat, qui bien entendu ne plaît pas à l'adversaire. Résultat : un abstentionnisme des deux groupes, qui ressemble bien à une provocation. Ces messieurs se dérangent jusqu'au Parlement mais refusent d'entrer dans l'hémicycle pour éviter que le quorum ne soit atteint.
Le peuple est fatigué de cette comédie à cent actes divers, qui dure depuis plusieurs mois et qui rend toute élection impossible. Cette situation peut se prolonger encore pendant des mois, car aucun député ne peut prendre une décision véritablement libanaise avant de consulter son sponsor, qu'il soit syrien, iranien, saoudien ou autre.
Il existe pourtant quelques hommes de bonne volonté, comme le président Salam, qui essaient de raccommoder les antagonistes, mais c'est vraiment peine perdue.
Malgré la non-participation au vote, cette Assemblée désarticulée a trouvé moyen, lors de sa première réunion, de voter une loi inique, qui s'appelle la loi sur les loyers, et qui risque dans le cas de son application de jeter la moitié des citoyens locataires dans la rue. Je parie que la majorité des élus sont propriétaires d'au moins un immeuble. Comme dit le proverbe, « charité bien ordonnée commence par soi ».
Si nous analysons la réaction de certains groupes politiques, nous atteindrons le comble de l'inconscience. L'un de ces groupes, le parti de Dieu, pour ne pas le nommer, nous a impliqués dans une guerre en Syrie, en envoyant ses combattants appuyer les troupes du président Bachar el-Assad, dont l'unique souci est de massacrer son peuple. Cela a poussé, hélas, ses adversaires à user des mêmes moyens en envoyant des mercenaires défendre les insurgés. Il arrivera un moment où tout ce beau monde se retrouvera sur le territoire libanais pour vider leurs querelles. C'est ce qui se nomme le plat de résistance, où les plus visés sont les citoyens innocents des deux pays frères.
Dans cette cohue médiatique qui a ruiné notre économie et mis nos nerfs à bout, nous voyons les responsables des syndicats de fonctionnaires et d'enseignants continuer leur surenchère. Et cela obligera une grande partie des petits commerces et entreprises à fermer leurs portes, car dans la situation économique désastreuse que nous traversons, ils sont obligés de renvoyer leurs employés et de recruter des réfugiés, qui sont en nombre impressionnant et qui acceptent des salaires de misère. Messieurs les syndicalistes, avant d'en arriver là, arrêtez vos revendications salariales en attendant que ce pays, qui est aussi le vôtre, se retrouve sur des assises plus solides et que la situation économique et touristique retrouve son aspect normal.
Il y aurait encore tellement d'autres sujets à aborder sur les inconsciences que nous relevons à tous les niveaux.
Libanais, réveillons-nous, reprenons conscience de notre responsabilité financière, avant de nous livrer à des surenchères qui mèneraient le pays des dizaines d'années en arrière. Nos enfants et petits-enfants vous le demandent à genoux.

Raymond NAHAS

Dans cette période horrible que nous traversons, nous sommes étonnés et surpris de l'inconscience de nos dirigeants dans tous les domaines.Commençons par nos députés. Ces représentants de la nation nous étonnent par leur inconscience. Toutes opinions confondues, ils nous laissent pantois devant leurs décisions à sens unique qui risquent de nous mener au chaos.S'agissant de l'élection du président de la République, il existe au Parlement deux groupes, qui se partagent la majorité des voix : le 8 Mars et le 14 Mars. Chaque camp s'est choisi un candidat, qui bien entendu ne plaît pas à l'adversaire. Résultat : un abstentionnisme des deux groupes, qui ressemble bien à une provocation. Ces messieurs se dérangent jusqu'au Parlement mais refusent d'entrer dans l'hémicycle pour éviter que le quorum ne soit atteint.Le...
commentaires (3)

"Car ils sont obligés de renvoyer leurs employés et de recruter des réfugiés qui acceptent des salaires de misère." ! Mais ces "boutiquiers et épiciers" libanais(h) pourraient aussi, s'ils étaient moins mercantilistes et plus patriotiques et en attendant une situation économique meilleure, diminuer le nombre de leurs employés libanais et non d'office les "renvoyer", au lieu de recruter des réfugiés et leur faire faire mendier de misérables salaires !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

11 h 26, le 13 juin 2014

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Commentaires (3)

  • "Car ils sont obligés de renvoyer leurs employés et de recruter des réfugiés qui acceptent des salaires de misère." ! Mais ces "boutiquiers et épiciers" libanais(h) pourraient aussi, s'ils étaient moins mercantilistes et plus patriotiques et en attendant une situation économique meilleure, diminuer le nombre de leurs employés libanais et non d'office les "renvoyer", au lieu de recruter des réfugiés et leur faire faire mendier de misérables salaires !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 26, le 13 juin 2014

  • C'EST PLUTÔT DE LEUR ABRUTISSEMENT INNÉ... ET NON SEULEMENT DE NOS PANURGES MAIS AUSSI BIEN DES ABRUTIS MOUTONS QUI BÊLENT ET SUIVENT STUPIDEMENT... QU'IL FAUT PARLER !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 39, le 13 juin 2014

  • "Nous voyons les responsables des syndicats de fonctionnaires et d'enseignants continuer leur surenchère. ! Huhuuum, ah bon ?! Et cela obligera une grande partie des petits commerces-boutiquiers + épiciers! - à fermer leurs portes, car ils sont obligés de renvoyer leurs employés et de recruter des réfugiés qui acceptent des salaires de misère. Messieurs les syndicalistes, avant d'en arriver là, arrêtez vos revendications salariales en attendant que ce pays se retrouve sur des assises plus solides et que la situation économique et touristique retrouve son aspect normal." ! C'est à dire quand les poules auront des dents , c'est c'la !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 30, le 13 juin 2014

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