Une vue de la conférence de presse avec, de gauche à droite : Yasser Akkaoui, Fadi Mogabgab, Pascal Odille, Laure d’Hauteville, Fabrice Bousteau, Rania Tabbara et Rania Halawi. Photo Michel Sayegh
C'est d'ailleurs en présence de l'ambassadrice d'Inde, Anita Nayyar, et du fameux curateur français Fabrice Bousteau, chargé de la mise en place du Pavillon indien au sein de cette foire, que Laure d'Hauteville, entourée de son équipe, a dévoilé à la presse les grandes lignes de cette cinquième édition.
Se félicitant du succès grandissant de cette foire «qui depuis son instauration en 2010 présente la création de la région ME.NA.SA allant du Maroc à l'Indonésie», elle a assuré que «18 000 visiteurs, collectionneurs libanais venus du monde entier, mais aussi amateurs d'art des pays arabes, d'Asie et d'Europe, l'avaient visitée l'année dernière».
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Rappelant avoir démarré cet événement seule avec Pascal Odille en 2010, la fondatrice de la Beirut Art Fair a tenu à remercier l'ensemble des partenaires, supports et sponsors (les ministères de la Culture et du Tourisme, l'Office du tourisme du Liban à Paris, l'Institut français, la municipalité de Beyrouth, Solidere, les banques Byblos, BLC et BankMed) qui l'aident dans cette entreprise destinée à ancrer Beyrouth comme «destination arty».
Affirmant que la «Beirut Art Fair a désormais imprimé sa marque sur la carte des foires internationales et continue à le faire à travers de nouveaux pôles en phase avec les évolutions du marché de l'art, comme celui de l'art indien», Laure d'Hauteville a ensuite introduit Fabrice Bousteau, figure influente de la critique d'art contemporain et commissaire d'expositions d'envergure (à l'instar de «Mobile Art» pour Chanel dans un pavillon au design signé Zaha Hadid en 2008 ou de «Paris-Delhi-Bombay» au Centre Pompidou en mai 2011).
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Il «fera découvrir, au sein de la BAF, les artistes contemporains indiens à travers une large sélection de petits formats réunis sous l'intitulé «Small Art Is Beautiful - Dharma». «Il s'agit d'une exposition sous forme de cabinet de curiosité mettant à l'honneur des thèmes autour de la roue du Dharma», a expliqué Bousteau (voir aussi l'interview ci-dessous). «Le Dharma étant plus qu'une notion religieuse hindouiste, un mode de vie qui régit tout ce que nous faisons, je suis extrêmement heureuse de voir l'art indien en pleine effervescence et mis à l'honneur à la BAF», a souligné l'ambassadrice d'Inde.
Un programme en 5 axes
Puis, place au programme articulé, cette année, autour des 5 axes suivants : la participation d'une cinquantaine de galeries internationales d'art moderne, contemporain et de design (en fait une majorité écrasante de galeries locales, dont Agial, Janine Rubeiz, Tanit, Mark Hachem ou encore Smogallery); un pavillon dédié à l'art contemporain indien mis en place par Fabrice Bousteau; une plateforme design mettant en avant une génération montante de designers libanais; un studio de gravure conçu par le galeriste Fadi Mogabgab et un «Video Projects » de 15 œuvres provenant du Moyen-Orient, du Maghreb et de l'Asie du Sud-Est sur le thème de «Body Politics» sélectionnées par Silke Schimckl.
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Prenant tour à tour la parole, chacun des membres de l'équipe de la Beirut Art Fair a apporté son complément d'informations. Pascal Odille, le directeur artistique, a insisté sur « l'ouverture de la BAF à toutes les pratiques artistiques actuelles, de la peinture au design, en passant par la sculpture, la vidéo, la performance, le dessin et, en particulier cette année, la gravure, avec le studio invitant à créer des œuvres gravées in situ sur une idée de Fadi Mogabgab. Ce dernier, galeriste et fondateur de la résidence d'artistes Alia, à Aïn Zhalta, dans le Chouf, a estimé que « cela donnera la possibilité d'explorer les différentes techniques de ce médium si ancien et cependant peu pratiqué au Liban et que ce sera une sorte d'hommage rendu au dessin».
Rania Tabbara a signalé que «c'est suite à l'intérêt manifesté par les visiteurs que le corner design va s'élargir cette année à de nouveaux talents libanais. Il mettra autant l'accent sur l'originalité de leurs réalisations que sur le savoir-faire des artisans locaux».
En accompagnement de cette foire, la 3e édition du Byblos Bank Award poursuit son défrichage de nouveaux talents photographiques. Outre la plateforme d'exposition au Salon dont bénéficieront les lauréats, ce prix va les aider à réaliser leurs premiers albums et expositions solos», a signalé Nada Tawil, chargée de communication de la banque.
Née de la BAF, la deuxième édition de la Beirut Art Week, une initiative parallèle destinée à rendre l'art accessible à tous, se tiendra du 17 au 24 septembre. «Cet événement urbain, monté en collaboration avec la municipalité de Beyrouth et Solidere, ponctuera la ville d'une trentaine d'œuvres artistiques présentées dans différents spots et boutiques du centre et d'Achrafieh», a indiqué Rania Halawi.
Facteur de vitalité à tous les niveaux, Yasser Akkaoui a, quant à lui, évoqué l'impact économique de cette foire. Qui cet été, «avec ses 50 galeries, ses 1500 artistes et ses 20000 visiteurs attendus, mise sur un montant de vente autour de 4 millions de dollars, soit presque 4 fois plus que le résultat de 2010».
Enfin, avant de conclure, Laure d'Hauteville a souligné que le Liban sera le pays invité de la deuxième édition de la Singapor Art Fair qui se tiendra du 27 au 30 novembre. Et qu'il sera représenté par un beau panel d'artistes contemporains émergents et confirmés, sélectionnés par la commissaire d'exposition Janine Maamari.
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